L'architecte Jean-Luc Crochon, du cabinet Cro&Co, et l'agence de design Saguez & Partners, ont souhaité que la tour Trinity soit un lieu de travail qui ne ressemble pas à un cadre professionnel. Pour ce faire, il a fallu travailler sur nombre d'aspects esthétiques et de caractéristiques techniques. Tout d'abord, les ascenseurs panoramiques (qui filent à une vitesse de 6 mètres par seconde !), avec paliers vitrés, à chaque étage seront situés en façade, au lieu d'être intégrés au coeur de la structure, comme c'est le cas usuellement. Les codes traditionnels des IGH sont donc battus en brèche, l'idée étant ici de placer le noyau en façade de manière à créer un "bâtiment interactif", offrant une vision de l'extérieur qui "permettrait de mieux s'orienter", selon l'architecte.

 

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La vue sur La Défense depuis le 25e étage, où se trouve l'auditorium. © Corentin Patrigeon

 

Plus largement, la réflexion s'est étendue sur les notions d'espace, de lumière, de confort et de bien-être des occupants : ainsi, la tour revêt des lames de verre et est dotée de terrasses arborées. L'aluminium a aussi été utilisé en vertu de ses propriétés mécaniques, notamment sa flexibilité. A l'intérieur, les espaces de bureaux font la part belle à la flexibilité : hybrides et modulables, ils sont complétés par un imposant hall d'accueil, deux restaurants ouverts sur l'extérieur, et un centre des affaires - regroupant un auditorium, des salles de réunion et un espace fitness - situé, non pas en rez-de-chaussée ou en sous-sol, mais au 25e étage, surplombant ainsi La Défense et Paris. "Le but est d'emmener les usagers et visiteurs vers les étages les plus élevés pour leur faire profiter de la vue", confie Jean-Luc Crochon.

 

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L'intérieur de l'auditorium du 25e étage. © Corentin Patrigeon

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