ÉNERGIE. C'est à un plan de relance mondiale que l'Agence internationale de l'énergie a apporté sa contribution, en présentant notamment 10 propositions axées sur l'efficacité énergétique. Si les sommes à investir s'avèreraient gigantesques, leur retour sur investissement et leurs nombreux débouchés positifs seraient tout aussi importants.


Réfléchir à des plans nationaux de relance est nécessaire, mais plancher sur un plan de relance mondiale l'est tout autant aux yeux de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). A l'heure où nombre de gouvernements étudient toutes les possibilités économiques mais aussi environnementales pour que reprise de l'activité rime avec protection du climat et de la biodiversité, l'organisation basée à Paris a voulu voir plus grand et a donc présenté, en collaboration avec le Fonds monétaire international, son propre plan de relance, qui consiste à investir massivement en faveur d'une transition énergétique source de croissance économique et d'emplois. "Les gouvernements ont une opportunité telle qu'on n'en rencontre qu'une fois dans la vie, de relancer leurs économies et l'emploi tout en accélérant le passage vers un futur énergétique plus résilient et plus propre", a déclaré à cette occasion Fatih Birol, le directeur exécutif de l'AIE.

 

Débloquer 1.000 milliards de dollars par an au cours des trois prochaines années

 

Sur la base de ce constat, l'organisation suggère à l'ensemble des pays de débloquer pas moins de 1.000 milliards de dollars (à peu près 882 milliards d'euros) par an au cours des trois prochaines années, ce qui représente environ 0,7% du Produit intérieur brut mondial. Pourtant, les investissements dans le secteur de l'énergie, et particulièrement dans les renouvelables, risquent justement d'enregistrer dans les prochains mois une baisse "historique" en raison de la pandémie du Covid-19 et des secousses économiques qu'elle a engendré.

 

Même si cette enveloppe titanesque peut impressionner, l'AIE assure toutefois que ces sommes seront amplement rentabilisées : de tels investissements permettraient d'augmenter la croissance économique mondiale de 1,1 point par an, de créer ou de sauvegarder 9 millions d'emplois chaque année, et bien sûr de diminuer les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l'air. Dans les faits, il s'agirait d'orienter les investissements vers le développement des réseaux, la construction de barrages hydro-électriques, l'allongement de la durée de vie des centrales nucléaires mais aussi l'amélioration de l'efficacité énergétique. A ce sujet, l'AIE a listé une dizaine de propositions spécifiques.
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