TRANSITION ECOLOGIQUE. Le gouvernement français indique, ce 16 mars 2026, qu'il souhaite assouplir le marché européen des quotas d'émissions carbone (ETS) et prolonger les quotas gratuits pour les industriels au-delà de 2034.

Le gouvernement français, après l'Italie et l'Allemagne, a indiqué être à son tour en faveur d'un amendement du dispositif du marché carbone européen, lancé en 2005. "Il faut absolument maintenir l'intégrité de l'ETS et en même temps, il faut aussi l'assouplir pour qu'il soit compatible avec les capacités de décarbonation de nos entreprises", a confié ce 16 mars 2026 à l'AFP un membre du cabinet de la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut.

 

Celle-ci doit participer, ce 17 mars à Bruxelles, à une réunion des ministres de l'environnement où elle abordera ce dossier. La France "se situe un peu dans une position médiane", a poursuivi le haut-fonctionnaire, qui souhaite "essayer de dépasser ces clivages un peu trop simplistes entre les pro et les anti ETS", en plaidant pour une diminution plus progressive des quotas par rapport à ce qui est prévu actuellement.


Lisser la courbe

 

Le gouvernement souhaite ainsi "lisser la courbe, non pas pour que les quotas se terminent en 2040, mais plutôt pour qu'ils se terminent en 2050". Concernant la fin des quotas gratuits, "il faudra repousser la date de 2034 à plus tard", a précisé le membre du cabinet de la ministre.

 

L'Italie, gouvernée par Giorgia Meloni, a quant à elle été particulièrement offensive sur ce point. Rome, afin de réduire ses factures d'électricité, a en effet demandé la suspension, en attendant une réforme, du système du marché européen des quotas d'émissions carbone (ETS), qui oblige les gros pollueurs à payer pour leurs émissions de CO2. Plusieurs autres pays (Danemark, Espagne, Finlande, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, Slovénie, Suède) ne sont cependant pas sur la même ligne et ont jugé, dans une lettre, que l'abandon de ce dispositif constituerait "un recul très inquiétant".

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