LECTURE. Richard Klein, architecte, docteur en histoire de l'Art, professeur et directeur du laboratoire de recherche LACTH à l'Ecole nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille coordonne toute une équipe d'auteurs pour publier un panorama des Maisons de la Culture qui ont fleuri en France dans les années 1960-1970.

Elles sont signées Le Corbusier, Niemeyer, Novarina ou Wogenscky, et sont implantées dans différentes villes françaises : Grenoble, Reims, Amiens, Le Havre ou Châlons-sur-Saône. Apparues après la naissance du ministère des Affaires culturelles en 1959, les Maisons de la culture sont devenues les éléments d'un programme phare de la politique de décentralisation culturelle menée par André Malraux. Hauts-lieux de la scène théâtrale, ces édifices ont également été des instruments de diffusion des arts plastiques, de la musique et du cinéma, voire de la culture architecturale.

 

Sous la direction de Richard Klein, sept architectes, historien, professeur et journaliste signent un ouvrage dédié aux "Maisons de la culture en France" afin d'illustrer leurs ressemblances ou différences. Des pionnières datant des années 1950, aux toutes dernières, construites dans les années 1980, le livre les évoque toutes sous l'angle architectural et fonctionnel. Car, entre la maison de la culture de Bourges, "qui prend place dans un édifice de la fin des années trente", et celle de Chambéry, "significative d'une tendance des années quatre-vingt", se trouve tout un continuum de constructions qui montrent une grande variété de styles et de situations. Différentes visions de l'architecture "entre la rigidité monumentale et la flexibilité programmatique, expriment bien la filiation de ces édifices avec les maisons du peuple mais aussi les contradictions et ambiguïtés d'un projet culturel centralisé confronté aux particularismes locaux".

 

Paru au mois de janvier 2018 aux Editions du Patrimoine, l'ouvrage broché de 192 pages, est disponible pour 25 €.

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