NEUTRALITÉ CARBONE. Dans un rapport de prospective très attendu sur la transition écologique à horizon 2050, l'Ademe dévoile quatre scénarios impliquant chacun des trajectoires différentes. Le rôle et la place du secteur de la construction sont d'ores-et-déjà discutés, et la baisse de la demande en énergie est présentée comme incontournable au vu de l'ampleur des changements qu'il va falloir opérer.


Six mois avant l'élection présidentielle de 2022, voilà un document qui alimentera assurément les débats des politiques mais aussi des citoyens. Ce 30 novembre, l'Ademe (Agence de la transition écologique) publie son rapport intitulé "Transition(s) 2050", un exercice de prospective très attendu, fruit de deux ans de travaux, qui propose quatre scénarios devant permettre à la France d'atteindre la neutralité carbone d'ici trente ans mais en impliquant dans chaque cas différents enjeux et usages des ressources, des bâtiments et infrastructures, ou encore des modes de vie. Certes, le travail rendu public aujourd'hui n'est pas tout à fait complet puisque des analyses complémentaires doivent encore être publiées dans les prochains mois, notamment sur le bouquet énergétique, mais il permet d'ores-et-déjà de discuter du rôle et de la place de certains secteurs d'activité, à commencer par celui de la construction.

 

 

"Les quatre scénarios proposés par l'Ademe aboutissent tous à la neutralité carbone mais avec des voies différentes. Ils ont avant tout pour objectif de faire prendre conscience à tout un chacun, quel que soit son niveau de responsabilité et d'implication dans la construction de ce cheminement, de la nature des transformations et des choix à faire", a commenté le président-directeur général de l'agence, Arnaud Leroy. Car le message principal de ce rapport est effectivement direct et sans compromis : si l'on veut que l'Hexagone gagne la bataille du changement climatique, il va clairement falloir passer à la vitesse supérieure. Les spécialistes de l'Ademe, les partenaires professionnels et académiques et les personnalités scientifiques qui ont participé à l'élaboration du document se sont basés sur la loi Énergie-Climat de 2019 ainsi que sur les scénarios du Giec (Groupe d'experts inter-gouvernemental sur l'évolution du climat) pour proposer, au final, "des visions alternatives de chemins socio-économiques" pour parvenir aux mêmes objectifs environnementaux.
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