Avec un mort à déplorer sur les chantiers tous les trois jours, le BTP est un des secteurs les plus concernés par la sécurité au travail. Le Syndicat national des acteurs du marché de la prévention et de la protection (Synamap) a sensibilisé les professionnels du BTP ce vendredi 8 juin au Sénat lors de la 5ème édition de ses rencontres. Explications.

Fidèle à son ambition qui est de faire reculer le nombre d'accidents du travail, sources de drames humains et économiques, le Syndicat national des acteurs du marché de la prévention et de la protection (Synamap) a choisi de consacrer son événement annuel, vendredi 8 juin dans les salons du Sénat, aux défis de la santé et de la sécurité dans le BTP.

 

Au cours de ce colloque, les professionnels issus de tous les horizons ont tout d'abord débattu des enjeux concrets liés à la sécurité des travailleurs du BTP et ont dressé un bilan des différentes actions mises en oeuvre par les principaux acteurs concernés (campagnes de l'OPPBTP, etc.) pour renforcer la politique de prévention des risques sur les chantiers. Il faut savoir qu'avant de démarrer un chantier, les acteurs disposent d'un cahier des charges sécuritaires à respecter.

 

« Souvent, on nous reproche d'avoir un taux de fréquence important du nombre d'accidents sur des travaux, mais on débute pas un chantier si on ne connaît pas les règles du jeu », tient à faire remarquer Jean-Luc Ellart, directeur prévention Normandie Eiffage construction.

 

« Un mort sur un chantier tous les trois jours… »
Néanmoins, les accidents et les incidents restent le lot quotidien des ouvriers. « C'est effectivement un secteur toujours fortement touché par les accidents du travail et les maladies professionnelles, reconnaît Patrick Richard, directeur technique de l'OPPBTP. Chiffres à l'appui, il plante le décor des conséquences de l'accidentologie sur les chantiers : « Nous sommes deux fois plus touchés que les autres, cela représente encore un mort sur un chantier tous les trois jours, et un accident toutes les minutes. Et près de 25 % des jeunes rencontrent un problème de santé dès la première année. Ainsi dans un secteur où près de 20 % de jeunes de moins de 30 ans travaillent dans le bâtiment, il faut surtout les accompagner très vite dès qu'ils arrivent sur un lieu de chantier .»

 

Découvrez en pages 2 et 3, les difficultés quotidiennes et les pistes de travail préconisées par les acteurs du secteur.

actionclactionfp