CONJONCTURE. Nonobstant les sombres perspectives pour son activité, le secteur du bâtiment est également concerné par deux sujets d'actualité : le financement de la formation professionnelle, en proie à de vives critiques, et le projet de loi sur l'immigration, qui envisage de régulariser les sans-papiers dans les métiers en tension. Dans les deux cas, la vigilance s'impose, estime la Fédération française du bâtiment.


À cause de la chute de la construction neuve, le bâtiment entre en crise. Le contexte économique est tellement morose que la Fédération française du bâtiment (FFB) a révisé à la baisse ses prévisions d'activité pour l'exercice 2023, inquiète du plongeon que connaît le logement neuf et de la stagnation du non-résidentiel neuf.

 

 

Un constat partagé quelques jours plus tard par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) qui, constatant une dégringolade des commercialisations et réservations de logements neufs chez ses adhérents, exhorte le Gouvernement à prendre des mesures-chocs de toute urgence. Si rien n'est fait, c'est la capacité-même à se loger qui pourrait, aux yeux de la promotion, se retrouver en péril.

 

Sujet sensible

 

Nonobstant les sombres perspectives pour l'activité de la construction, les acteurs sont également concernés par deux autres dossiers d'actualité. D'abord, le financement du système d'apprentissage : la baisse de 5% des fameux "coûts-contrats", c'est-à-dire les niveaux de prise en charge (NPEC) des formations professionnelles, a été entérinée par le Gouvernement par le biais d'un décret daté du 7 septembre dernier.

 

Cela a provoqué la colère des Chambres de métiers et de l'artisanat, qui avaient pourtant lancé une "alerte rouge" sur le sujet, et qui ont ensuite décidé de boycotter la cérémonie d'inauguration de la 47e finale nationale des WorldSkills à Lyon, en présence de plusieurs ministres. Mais le sujet reste sensible : l'Inspection générale des Finances (IGF) et l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) ont publié dans le même temps un rapport pointant du doigt des surcoûts dans les cursus en apprentissage et mettant les branches professionnelles face à leurs responsabilités.

 

Les effectifs d'apprentis, un levier important

 

Qu'en pensent les professionnels de la filière ? "La réforme de l'apprentissage de 2018 a donné à France Compétences (l'autorité nationale de financement et de régulation de la formation professionnelle, NDLR) la capacité de financer aux coûts-contrats chaque apprenti dans la France entière. Beaucoup de
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