CERTIFICATIONS. Les énergies renouvelables semblent être au coeur de la relance économique, portés qui plus est par la future réglementation de la construction neuve. Pour son 15e anniversaire, l'association Qualit'ENR commente les (bons) chiffres de son sondage annuel. Mais insiste sur la formation des professionnels pour parvenir à assurer une offre de qualité.


C'est dans un contexte très porteur pour les énergies renouvelables que l'association de certification Qualit'ENR a organisé un point presse pour célébrer ses 15 années d'existence. Un anniversaire qui intervient dans une situation marquée par deux phénomènes : "Un choc énergétique violent comme on n'en a pas connu depuis 1979 - c'est quelque chose de structurel qui va se prolonger et entraîner des soubresauts dans l'économie ; et une consécration des énergies renouvelables, qui ne sont plus considérées comme des énergies d'appoint", a déclaré le président de l'organisation, André Joffre, à cette occasion.

 

Nécessaire montée en compétences

 

Trois mois avant l'entrée en vigueur de la Réglementation environnementale 2020, et alors qu'une nouvelle version de la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) doit être publiée par le Gouvernement, les professionnels du bâtiment et de l'énergie peuvent en effet espérer surfer sur une vague de croissance. Mais vont-ils vraiment pouvoir suivre la très probable hausse de la demande, avec des difficultés économiques toujours bien palpables, au premier rang desquelles les problèmes d'approvisionnement en matériaux ainsi que le manque de main-d'oeuvre ?

 

"Cela crée un climat extrêmement positif mais qui va être dur à vivre", reconnaît André Joffre. Qui déplore au passage que les pays occidentaux aient délocalisé toutes leurs industries génératrices de CO2 (dioxyde de carbone) en Asie, ce qui ne veut pas dire qu'ils polluent moins voire plus du tout, mais que leurs émissions sont produites à l'autre bout de la planète... "Ces considérations géopolitiques ont tout à faire avec les qualifications des entreprises car il faut des hommes formés pour mettre en œuvre ces technologies d'énergies renouvelables", relève cependant le président de Qualit'ENR. Ce qui passe donc par la montée en compétences, et donc la formation des professionnels : "On est sur la vague mais il va falloir qu'on prenne encore de l'importance", ajoute-t-il.
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