L'Opah répond avant tout à un projet local, porté par la collectivité territoriale concernée, que l'Etat soutient au titre des enjeux de solidarité nationale et de lutte contre l'exclusion par le logement, dont il est porteur. "Cette Opah prévoit des financements de l'Anah au titre des travaux entrepris par les propriétaires occupants 'aides de l'Anah'", nous précise-t-on.

 

L'Opah de renouvellement urbain (Opah RU) permet lui de traiter spécifiquement les territoires urbains confrontés à de graves dysfonctionnements urbains et sociaux nécessitant, en plus des incitations et du programme d'actions d'accompagnement propres à toute OPAH, la mise en place de dispositifs d'intervention lourds.

 

"Ces dispositifs font, notamment, appel à des interventions foncières et immobilières et à des outils coercitifs de droit public (traitement de l'insalubrité, démolitions, actions foncières, sous déclaration d'utilité publique ou non), en appui du projet urbain et social Volontariste", ajoute l'Anah. Cette Opah prévoit des financements de l'Anah au titre des travaux entrepris par les propriétaires occupants "aides de l'Anah".

 

Enfin, l'Opah de revitalisation rurale, permet de traiter spécifiquement, dans un cadre intercommunal, les territoires ruraux, (hors zones périurbaines ou touristiques) confrontés à de graves phénomènes de dévitalisation, marqués notamment par des déséquilibres démographiques, le faible niveau de revenus, des conditions d'habitat inadaptées aux besoins, et à des conditions de vie difficiles, analysés grâce à des indicateurs objectifs. Elle constitue le volet habitat et cadre de vie d'un projet de développement local intercommunal formalisé, notamment, dans le cadre d'un contrat de pays ou d'un Parc naturel régional (PNR).

 

Cette Opah spécifique prévoit des financements de l'Anah au titre des travaux entrepris par les propriétaires occupants "aides de l'Anah."

 

Autres dispositifs : les opérations de Résorption de l'habitat insalubre irrémédiable ou dangereux (RHI) et de restauration immobilière (THIRORI) doivent s'intégrer dans une stratégie de traitement d'ensemble de l'habitat indigne et très dégradé.

 

L'opération de RHI, sous maîtrise d'ouvrage publique locale, concerne les immeubles insalubres irrémédiables ou dangereux et définitivement interdits à l'habitation alors que le dispositif THIRORI vise la réhabilitation lourde d'un immeuble ou d'un ensemble d'immeubles acquis par expropriation ou à l'amiable. Il concerne notamment les immeubles sous arrêté d'insalubrité remédiable, de péril ordinaire ou de prescription de mise en sécurité.

 

(Source : Anah)

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