MONUMENT. La maire de Paris Anne Hidalgo a présenté le 27 septembre les quatre équipes sélectionnées pour travailler sur le réaménagement des abords de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Un dialogue compétitif à deux tours s'ouvre pour réinventer ce site emblématique et très fréquenté.

En parallèle de la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame, son environnement proche et son accès depuis le parvis doivent être repensés. "Les alentours de la cathédrale ne satisfaisaient plus personne déjà avant l'incendie", a rappelé Anne Hidalgo devant les représentants du diocèse. Si la reconstruction de Notre-Dame est en cours et doit durer encore plusieurs années, les travaux de réaménagement de ses abords ne commencera pas avant 2024, après les Jeux olympiques. Pour éviter que l'accès ne soit empêché pendant l'événement sportif, mais aussi pour faciliter la phase de reconstruction du monument.

 

Anne Hidalgo s'est engagée pour un projet de réaménagement des abords de la cathédrale, soit un périmètre de 4 hectares comprenant la crypte archéologique, les squares Jean XXII et de l'Ile de France jusqu'à la pointe de l'ile de la Cité, les quais de Seine haut et bas, les rues du Cloitre-Notre-Dame et de la Cité, ainsi que le quai de l'Archevêché. "L'ambition de la Ville est claire : nous voulons redonner toute sa beauté à la cathédrale, mieux la mettre en valeur pour mieux la révéler, dans le respect de l'histoire du lieu" a déclaré Anne Hidalgo.

 

Pas de geste architectural

 

"Tout geste architectural était exclu", a-t-elle réaffirmé. Ce réaménagement doit être "à la fois au service des visiteurs et au service de la cathédrale". L'aspect paysager est ainsi au cœur de la démarche, de même que la gestion des millions de touristes annuels, des fidèles également, dont le diocèse a rappelé qu'ils étaient nombreux également à fréquenter l'édifice.

 

Si la programmation reste à élaborer pendant le dialogue compétitif, la place du végétal sera primordiale, ainsi que la mise en lien du monument avec la Seine, et l'utilisation des sous-sols, puisque l'ancien parking a vocation à trouver une nouvelle utilité. La maire a évoqué le travail effectué par Dominique Perrault, que le président de la République François Hollande avait missionné pour repenser l'Ile de la Cité, et notamment les sous-sols.

 

Les quatre équipes pluridisciplinaires

 

Le premier adjoint à la maire, Emmanuel Grégoire, a rappelé, quant à lui, les critères qui ont présidé au choix des quatre équipes admises à concourir, parmi lesquels la pluridisciplinarité, une composante internationale, la parité, l'aspect patrimonial ou encore la sobriété des propositions.

 

Après une consultation internationale lancée au printemps 2021, le dialogue compétitif va s'ouvrir, au début de 2022, entre quatre équipes. L'équipe menée par le paysagiste Michel Desvignes, avec les agences Grafton Architectes (deux architectes Irlandaises, Pritzker 2020) et h2o, ainsi que l'urbaniste Urban Eco. L'équipe menée par l'agence d'architecture d'Aymeric Antoine et Pierre Dufour (architecte en chef des Monuments historiques) ayant reçu le prix de la première œuvre en 2019 et une nomination aux Ajap en 2016, avec le paysagiste Ateliers jours et l'urbaniste Auxilia. L'équipe menée par l'urbaniste-paysagiste Jacqueline Osty & associés (grand prix de l'urbanisme 2020), avec l'architecte Bernard Desmoulin et l'agence Orma Archittettura, architectes du patrimoine. Et l'équipe menée par le paysagiste bureau Bas Smets, avec l'agence d'architecte - urbaniste GRAU, et pour le volet patrimoine l'agence d'architecture Neufville-Gayet.

 

Le lauréat sera annoncé à l'été 2022, le début des travaux n'étant pas prévu avant 2024.

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