ENERGIE. Le gestionnaire du réseau de transport d'électricité, RTE, a indiqué que le pic de consommation électrique pour l'été 2019 avait été atteint lors de l'épisode de canicule que la France a connu à la fin du mois de juin : 59.460 MW, un chiffre qui a failli battre le record saisonnier de juin 2017 (59.500 MW).

Le jeudi 27 juin 2019, la France a failli battre le record saisonnier de consommation électrique : à 12h40, la population a consommé 59.460 MW, un chiffre qui n'était qu'à quelques encâblures du pic du 22 juin 2017, où les Français avaient consommé 59.500 MW. Pour le gestionnaire du réseau national de transport d'électricité, RTE, la production a toutefois suivi et il est très peu probable que ces sommets soient de nouveau atteints durant l'été : "C'est vraiment le pic pour l'été. Cela redescend depuis. Même si on devait connaître un autre épisode de canicule pendant l'été, il n'y aura pas de pic de cette ampleur car à partir de juillet l'activité économique va se ralentir et les niveaux de consommation électrique seront plus bas", a ainsi expliqué un porte-parole de l'entreprise à l'Agence France Presse. Les professionnels expliquent en effet que la consommation électrique augmente en toute logique en période de forte chaleur en raison de l'utilisation massive des ventilateurs et climatiseurs. "On est très proche du pic historique mais on ne prévoit pas dans les étés à venir d'augmentation notable de la consommation même si le nombre d'équipements comme les climatiseurs augmentent, en raison de l'efficacité énergétique croissante de ces équipements et des bâtiments", a souligné cette même source.

 


 

Avec des températures qui ont battu tous les records aussi bien en France (les 45°C ont été dépassés dans le Sud-Est) que dans le monde - Copernicus, le service européen de surveillance du changement climatique, a affirmé que le mois de juin 2019 avait été le plus chaud jamais enregistré à l'échelle planétaire -, la consommation d'électricité est malgré tout amené à augmenter. RTE considère que chaque degré au-dessus des normales de saison se traduit par une hausse de la consommation de 500 MW, ce qui représente l'équivalent de la consommation de la ville de Bordeaux. Mais le gestionnaire rassure sur les capacités de production : la France devrait éviter le "black-out" cet été, même en cas de canicule, grâce à la bonne disponibilité du nucléaire et à l'essor des énergies renouvelables. La production devrait donc être "largement suffisante" pour répondre à la demande, avec un total de 77.000 MW disponibles, dont 45.900 MW de nucléaire. Néanmoins, RTE a rappelé dans un tweet quelques règles élémentaires pour réduire sa facture d'électricité et faire un geste pour la planète, a fortiori durant de fortes chaleurs. Pour sa part, EDF a estimé que la canicule de fin juin n'avait pas eu "d'impact" sur la production des centrales nucléaires ; en effet, des réacteurs peuvent être arrêtés lors de fortes chaleurs afin de respecter les autorisations de rejet thermique dans les cours d'eau.

 


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