CONJONCTURE. Nombre d'entreprises du secteur des travaux publics ont affirmé être plus optimistes sur leur activité des derniers mois comme sur celle des prochains mois. La commande publique reprend notamment des couleurs.

L'été 2021 rime avec optimisme, du moins dans le secteur des travaux publics. Dans leur enquête d'opinion sur le climat des affaires du 2e trimestre, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) et l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) confirment en effet que nombre d'entrepreneurs sont plus optimistes qu'en avril dernier sur leur activité passée comme future.

 

Indicateurs au vert chez les clients publics et privés

 

Au mois de juillet, les entreprises de TP ont ainsi été plus nombreuses à indiquer une hausse de leur activité au cours du dernier trimestre, avec un solde d'opinion correspondant en forte augmentation (+20%) qui retrouve quasiment son niveau de janvier 2020, bien au-dessus de sa moyenne de longue période (-5%). Ce constat se retrouve aussi bien chez la clientèle privée (+15%) que publique (+8%), qui surfent sur des progressions importantes et dépassent là aussi leur moyenne de long terme (respectivement -9% et -11%).

 

L'opinion des entrepreneurs pour le prochain trimestre est également en nette amélioration (+1%), avec un solde qui bondit pour le troisième trimestre consécutif et qui distance sa moyenne habituelle (-12%). La FNTP et l'Insee notent d'ailleurs que le solde correspondant à la clientèle publique "croît vivement" (-4%), tandis que celui relatif à la clientèle privée "augmente un peu plus modérément" (-3%), les deux étant en tout cas "bien au-dessus de leur moyenne" (respectivement -16% et -14%).

 

Manque de personnels... et de demande

 

Un plus grand nombre d'entreprises de TP considèrent donc leurs carnets de commandes bien mieux garnis : elles sont 19% à les juger supérieurs à la normale pour la saison, un chiffre encore une fois en hausse et supérieur à sa moyenne (-24%). Ce solde s'élève à -32% pour les collectivités territoriales et à -20% pour le secteur privé.

 

Pour autant, les professionnels sont toujours autant impactés par des "goulots de production", à commencer par le manque de demande (34%) et les contraintes de main-d'oeuvre (33%). Au mois de juillet, cette insuffisance de personnels s'est encore resserrée, une entreprise sur trois déclarant être limitée dans son activité par manque de main-d'oeuvre. Certes, cette proportion est actuellement supérieure à sa moyenne de longue période (17%), mais elle reste malgré tout inférieure à son niveau d'avant-Covid (plus de 40%). La situation s'améliore en revanche du côté du manque de demande, puisque sa moyenne de long terme s'établit à 37%.

 

Et en dépit de ces freins, les perspectives d'emploi s'améliorent au fur et à mesure : davantage de chefs d'entreprises envisagent d'augmenter leurs effectifs durant les trois prochains mois, le solde en question enregistrant une troisième hausse consécutive (+8%), bien au-delà de sa moyenne (-13%) mais encore en-dessous de son niveau d'avant-crise (environ +19%).

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