DRAME. Un ouvrier de 22 ans a perdu la vie, ce 6 avril 2023, sur le chantier de la ligne 17 du Grand Paris express. La Société du Grand Paris (SGP) a réagi, s'engageant à faire progresser la sécurité sur le terrain.

C'est le cinquième accident du travail mortel sur le chantier de construction du Grand Paris express. Ce jeudi 6 avril 2023, nous apprend l'Agence France presse (AFP), un ouvrier de 22 ans a perdu la vie à Gonesse (Val-d'Oise), "victime de la chute d'un bloc de béton". "Il a été dégagé par une grue, présente sur le chantier, mais, malgré tous les soins qu'on lui a prodigués, il est décédé sur les lieux", ont déclaré les sapeurs-pompiers, intervenus conjointement avec la Smur (structure mobile d'urgence et de réanimation) du département. Une cellule médico-psychologique a été mise en place par le Samu pour les membres du personnel présents sur place au moment de l'accident, selon les pompiers.

 

 

La sécurité "n'est pas suffisamment intégrée"

 

Le compagnon travaillait pour le groupement d'entreprises "Avenir" mené par Demathieu Bard construction, précise la Société du Grand Paris (SGP), contactée par Batiactu. "Lors d'une opération de terrassement, le compagnon a été mortellement atteint par la chute d'une dalle de béton." La SGP "déplore" ce nouvel accident et adresse ses condoléances "à la famille, aux proches et collègues du compagnon décédé". Le président du directoire de la SGP, Jean-François Monteils, voit dans cet accident la preuve que la priorité donnée à la sécurité "n'est pas suffisamment intégrée par l'ensemble des intervenants sur nos chantiers". "Nous devons y faire évoluer la culture de la sécurité sans délai. Avec l'ensemble de nos partenaires nous allons agir pour y parvenir."

 

En mars 2020, un premier ouvrier était décédé à Villejuif (Val-de-Marne) des suite d'un accident sur le prolongement de la ligne 14 du métro parisien - le procès mettant en cause une filiale de Vinci vient de se tenir. Trois autres décès avaient eu lieu en décembre 2020, en janvier 2022 et en mars 2023.

 

 

Des dispositifs mis en place

 

Dans nos colonnes, Bernard Cathelain, membre du directoire de la SGP, avait récemment évoqué certains des dispositifs mis en place sur le terrain pour diminuer le risque d'accidents du travail. "Nous suivons, par exemple, les taux de fréquence d'accidents du travail, et diligentons des audits sur l'ensemble de nos chantiers. Chacun est vu au moins une fois par des spécialiste externes qui viennent étudier la manière avec laquelle les choses sont menées. Une note est ensuite donnée à chaque site inspecté." Des procédures qui n'ont visiblement pas permis d'éviter un nouveau drame ce 6 avril 2023.

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