Les professionnels du secteur ont été prompts à réagir à la nomination de Nicolas Hulot au poste de ministre d'Etat de la Transition écologique et solidaire. Le Syndicat des énergies renouvelables "salue l'arrivée d'une grande figure de l'écologie", tandis qu'Enerplan et son président Daniel Bour, "se félicitent de sa nomination" et soulignent qu'il est "une des personnalités préférée des Français". Enerplan souligne qu'il a "toujours œuvré pour la sensibilisation à l'environnement" et que "sa Fondation pour la Nature et l'Homme a joué un rôle important". Le syndicat des professionnels de l'énergie solaire estime même que "la vision transversale" qu'il défend, "créera l'impulsion à la mise en œuvre de nouveaux modèles économiques, sociaux et sociétaux en phase avec le programme présidentiel". De son côté, le SER fait part "de son immense satisfaction" et "adresse ses plus vives félicitations au nouveau ministre". Il annonce que le programme du président de la République concernant les renouvelables répond pleinement à ses attentes concernant le prix du carbone à 100 €/t en 2030, la mise en œuvre de l'accord de Paris ou le lancement d'appels d'offres pour 26 GW de puissance électrique renouvelable, dans la droite ligne de l'action de Ségolène Royal.

 

Autre organisation à réagir, France Energie Eolienne (FEE), qui voit dans l'entrée de Nicolas Hulot au gouvernement, "un signal fort envoyé par l'exécutif à destination des acteurs de la transition énergétique". La FEE assure le nouveau ministre de "son soutien entier" pour "ouvrir rapidement le dialogue pour lancer un véritable plan de développement de l'éolien concret et cohérent". Le secteur attend des "engagements forts" en faveur des EnR.

 

Le CLER, en demi-teinte

 

Plus réservé, le directeur général du CLER, réseau pour la transition énergétique, Benoît Hartmann, déclare : "En nommant Nicolas Hulot ministre d'Etat en charge de la transition écologique et solidaire, Emmanuel Macron place les enjeux environnementaux dans les priorités de ce gouvernement (…) Cependant, le périmètre exact (énergie, logement et bâtiment, aménagement du territoire) et les moyens financiers doivent être précisés et seront les vrais indicateurs de la volonté du Président et de son Premier ministre en matière de transition". Tout en saluant l'engagement depuis des années de Nicolas Hulot dans le domaine, il nuance : "[il] devra concrétiser les attentes des citoyens et des collectivités, avec la mise en œuvre de la LTE, en particulier la rénovation des bâtiments, la lutte contre la précarité énergétique, le développement des EnR et les moyens donnés aux territoires pour accompagner ces transitions". Si le SER s'enthousiasme sur les opportunités offertes par la transition écologique en matière de progrès économiques, sociaux et sociétaux, le CLER tempère : "Sans moyens adaptés, le ministère de la Transition écologique ne sera qu'un ministère de façade".

 

Emmanuelle Cosse, pour sa part, a salué la nomination de Nicolas Hulot dans le nouveau gouvernement d'Emmanuel Macron.

 


 

Quelques instant après la nomination du gouvernement, elle a republié sur Twitter une lettre à l'attention de son successeur dans laquelle elle l'appelle à mener une politique ambitieuse et déterminée. (Lire notre article)

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