INTERVIEW. Réduction de loyer de solidarité "catastrophique"pour le monde HLM, politiques de stop and go "nuisibles" dans la rénovation, désengagement de l'État du secteur du logement… La sénatrice et présidente de la commission des affaires économiques déplore que le logement reste pour Bercy une "variable d'ajustement budgétaire". Et défend des propositions ambitieuses pour redonner de la visibilité et de la stabilité à tout le secteur et aux ménages. Interview cash !
Le 2 décembre 2025, Dominique Estrosi-Sassone, sénatrice des Alpes-Maritimes et présidente de la commission des Affaires économiques, a déposé avec le sénateur de l'Ardèche, Mathieu Darnaud, une proposition de loi "pour conforter l'habitat, l'offre de logements et la construction" . Elle entend rebâtir les fondations d'une politique du logement à moyen terme.
Batiactu : Manque-t-il une politique du logement vigoureuse et volontariste pour sortir de la crise actuelle ?
Dominique Estrosi-Sassone : Oui, car la crise du logement est sans précédent. Aujourd'hui, tout le monde est touché. J'espère vraiment qu'avec les élections municipales, mais surtout, la présidentielle, on mette le sujet du logement sur le haut de la pile, car par le passé, il n'a jamais été traité à la hauteur de ce qu'il représente.
Or, la question du logement a des incidences sur l'emploi, la réindustrialisation, les politiques de transport… Des incidences sociales aussi, quand des familles vivent trop à l'étroit dans leur logement pour envisager de faire un nouvel enfant, par crainte de ne pouvoir l'accueillir dans de bonnes conditions…
La crise démographique s'explique-t-elle en partie par la difficulté à se loger ?
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