SANTE. L'apparition du variant Omicron et la hausse fulgurante des cas de Covid-19 ces derniers jours en France a poussé l'organisme spécialisé dans la prévention dans le BTP à réactualiser son guide sanitaire. Zoom sur les règles à suivre.

Suite à la publication du nouveau protocole sanitaire du gouvernement hier et face à une flambée épidémique des cas de Covid-19, l'organisme professionnel de prévention du BTP (OPPBTP) vient de mettre à jour son guide de préconisations. Il annonce peu de changements par rapport à la dernière version qu'il avait présenté quelques mois plus tôt. Ce guide permet aux professionnels du secteur d'assurer, en pleine crise épidémique, la sécurité et la santé de leurs collaborateurs sur les chantiers mais aussi dans les bureaux, ateliers et dépôts, et établit une liste de consignes et de recommandations.

 

L'organisme s'est appuyé sur les directives émises par le Haut conseil de santé publique et par le gouvernement pour guider les entreprises du bâtiment et des travaux publics. "Le chef d'établissement et l'entreprise intervenante doivent veiller à limiter la co-activité", demande l'OPPBTP. Ils doivent également préciser dans le plan de prévention "les consignes applicables dans l'établissement en matière de port du masque, de passe sanitaire et/ou de vaccination".

 

Gestes barrières et vaccination

 

L'OPPBTP rappelle aux entreprises l'importance de faire respecter les gestes barrières, tels que le port du masque, la distanciation physique (deux mètres en l'absence de port du masque) et le lavage régulier des mains. Des actions "essentielles pour éviter les contaminations sur le lieu de travail". Ces mesures et la vaccination sont "les seules" qui "permettent de limiter les risques d'infection", assure l'organisme. Les sociétés doivent également veiller à une bonne circulation de l'air et à son renouvellement, en aérant leurs locaux au moins cinq minutes toutes les heures.

 

Dans le détail, les entreprises sont invitées à désigner un référent Covid-19 pour l'entreprise et par chantier. Les professionnels doivent se munir d'un masque dit de "catégorie 1" ou de protection supérieure. Le port de celui-ci est obligatoire au sein des entreprises dans les lieux collectifs clos, c'est-à-dire les chantiers fermés et couverts, quand toutes les menuiseries extérieures ont été posées, par niveau ou en totalité. Le port du masque n'est pas obligatoire sur les chantiers en extérieur, sauf en cas de travail à moins de deux mètres d'une autre personne ou en cas de regroupement.

 

Dans l'éventualité d'une intervention réalisée dans un établissement recevant du public, la règle du passe sanitaire s'applique aux ouvriers. Tous les professionnels présents sont soumis à la présentation d'un passe valide, c'est-à-dire d'un schéma vaccinal complet, d'un certificat de rétablissement de Covid-19 ou d'un test RT-PCR ou antigénique négatif. À savoir que la validité d'un test a été modifiée depuis le 29 novembre pour les personnes qui ne sont pas vaccinées et qui souhaitent bénéficier du passe sanitaire : elle est passée de 72 heures auparavant à 24 heures désormais. Les tests restent payants pour les non-vaccinés, "sauf en cas d'ordonnance médicale ou si vous êtes reconnu comme cas-contact par l'Assurance maladie ou l'Agence régionale de santé". Sans surprise, l'OPPBTP encourage fortement la vaccination à ceux qui ne l'auraient pas encore fait et incite les autres à recevoir leur troisième dose.

 

Cette mise à jour du guide intervient alors que les contaminations ne cessent de grimper en France. Le 30 novembre, le ministère de la Santé alertait sur les plus de 47.000 contaminations recensées au cours des dernières 24 heures. Le gouvernement conseille ainsi aux entreprises qui le peuvent de privilégier le télétravail, même s'il ne l'impose pas.

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