Utilisation d'équipements existants, recours aux infrastructures temporaires et contrats conjoints avec d'autres collectivités... Ces nouvelles mesures ont été adoptées lundi 8 décembre, à l'unanimité par le Comité international olympique (CIO), en session à Monaco. Objectif principal : assouplir le processus de candidature et diminuer le coût des Jeux. Réactions de Bernard Lapasset, président du Comité français pour le sport à l'international.

Utilisation d'équipements existants, recours aux infrastructures temporaires et contrats conjoints avec d'autres collectivités... Ces nouvelles mesures, voulues par le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach dans son Agenda-2020, ont été adoptées lundi 8 décembre à l'unanimité par les 104 membres du CIO réunis en session à Monaco.

Diminuer le coût des Jeux

Au nombre de quarante, elles visent à assouplir le processus de candidature et à diminuer le coût des Jeux, après la polémique sur Sotchi (JO d'hiver 2014) et dans un contexte de crise économique. Désormais, le CIO incitera donc à l'"usage maximal des équipements existants et des installations temporaires", ont entériné les membres du CIO.

 

Cette nouvelle philosophie met sur la touche le modèle des Parcs Olympiques, en vigueur depuis les Jeux de Sydney en 2000 et jusqu'à ceux de Londres en 2012. "Autant le dossier de Paris-2012 était construit autour d'un Parc Olympique, autant ce ne serait pas le cas d'une candidature pour 2024", a déjà commenté à la presse Denis Masseglia, président du Comité national olympique français (CNOSF).
Le CIO est aussi revenu sur l'unité de lieu, en rendant possible l'organisation conjointe de jeux Olympiques entre plusieurs villes, voire deux pays.

 

"Une ville organisant les Jeux d'été pourrait en théorie faire appel à un autre pays pour y utiliser une infrastructure au coût élevé, par exemple un site de canoë-kayak", a décrypté le CIO sur son site.

"Ne plus construire pour le plaisir de construire", Bernard Lapasset

"Il y a beaucoup de choses très positives à cet égard", confie à Batiactu Bernard Lapasset, président de la Fédération internationale World rugby, président du Comité français pour le sport à l'international, représentant la France à Monaco. Ce n'est pas simplement un catalogue, c'est vraiment un travail de réflexion car dorénavant, il ne faut plus construire pour le plaisir de construire. D'ailleurs, le président du CIO l'avait averti, tous les équipements doivent répondre aux enjeux de l'efficacité énergétique, c'est un héritage de l'olympisme qui est en jeu."

 

Une question importante dans le cas de la France : si la maire de Paris, Anne Hidalgo, se montre très réservée et prudente sur une candidature de Paris pour 2024, l'État et la région Ile-de-France s'y sont à l'inverse dit favorables. Si elle était candidate, Paris pourrait donc s'appuyer sur d'autres collectivités du Grand Paris. Bâti autour d'équipements existants ou temporaires, le dossier parisien n'aurait ni la même physionomie, ni surtout le même coût qu'un projet concentré autour d'un pôle olympique aujourd'hui quasi impossible à insérer dans Paris et sa proximité. "Le dossier de la pré-candidature sera présenté en février prochain pour préparer une éventuelle candidature au plus tard qui devra être remise en septembre 2015", conclut Bernard Lapasset. A suivre.

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