DIAPORAMA. Le Gouvernement russe a débloqué 36 milliards d'euros, dans l'espoir que les Jeux Olympiques d'hiver de 2014 deviennent non seulement une réussite, mais aussi un futur terrain sophistiqué à vocation touristique et économique dans cette région du sud de la Russie. Que deviendront les sites post-olympiques ? Décryptage.

Alors que la lourde facture des Jeux d'hiver de Sotchi ne cesse de battre des records, au moins 36 milliards d'euros, soit cinq fois plus que le budget initial, on peut d'ores et déjà se poser la question du devenir des 14 centres sportifs, des 22 complexes d'accueil et des plus de 200 nouvelles autres infrastructures construits exclusivement pour les Jeux dans la région de Krasnodar ?

 

"Lorsqu'en effet, le CIO a choisi Sotchi, à l'été 2007, pour accueillir les Jeux Olympiques d'hiver en 2014, le site était constitué de simples marais et la montagne était vierge de toute installation", nous signale Luc Tardif, membre du Comité national olympique sportif français (CNOSF), chef de mission Sotchi. Cette ville 370.000 habitants, située sur la côte de la mer Noire dans l'ombre des montagnes du Caucase était considérée autrefois comme une "Floride soviétique" en termes de popularité et de nombre de palmeraies…

 

"Pas d'éléphants blancs"
"Après six déplacements, nous avons été témoins de changements considérables dans la région de Krasnodar, qui n'auraient pas eu lieu sans les JO. Les meilleures pratiques qui ont été développées à Sotchi seront reprises par la suite à travers toute la Russie. Les reconversions des sites ont été soigneusement étudiées, poursuit Luc Tardif, membre du Comité national olympique sportif français (CNOSF), chef de mission Sotchi, fin connaisseur du dossier. Il n'y aura pas d'éléphants blancs ! (Ndlr : sites pas exploités après les JO). Nous sommes convaincus au CNOSF que plusieurs générations de russes bénéficieront de l'héritage de Sotchi 2014."

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