Plusieurs difficultés sont toutefois à prendre en compte. Du fait que les travaux ont lieu en sous-sol, une machine d'extraction des poussières tourne pendant que les tailleurs de pierres redonnent une seconde jeunesse au voûtement. De plus, les ouvriers ne peuvent compter que sur un seul accès, pas évident à utiliser et plus aux normes.

 

Un ancien monte-charges est de nouveau utilisé avec un treuil pour évacuer les déblais, pendant qu'un ballet chronométré de camions a lieu à la surface : « Les camions viennent, chargent et repartent. C'est compliqué dans le quartier car il n'y a pas beaucoup de place, ce sont des petites rues… L'entreprise est obligée de déterminer un jour précis et une heure précise pour venir chercher les déblais. »

 

Le même approvisionnement que Notre-Dame

 

Au niveau des matériaux, la pierre conservera évidemment une place de choix. À l'origine, du calcaire acétique provenant probablement de la Bièvre, des carrières de l'actuel XIIIe arrondissement ou de celles d'Ivry a été utilisé. Trois types de calcaire différents ont ainsi trouvé leur place dans la composition du cellier : « Du lambourde, pour des pierres assez légères utilisées plutôt pour les voûtins ; du liais franc, plutôt pour les fondations et les bases, très costaud et très dense donc c'est lui le matériau porteur ; et du calcaire commun pour les piles et les arcs en ogives », détaille Grégory Chaumet.

 

Qui ajoute : « On s'approvisionne à la carrière de la Croix-Huyart, dans l'Oise, la même qui alimente le chantier de Notre-Dame ». Pas sûr que le cellier d'Ourscamp soit prioritaire face à la cathédrale...

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