Le nouveau maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, souhaite garantir un "droit au beau" dans "tous les quartiers" de la capitale, et entend agir sur "1.000 points noirs", autant de secteurs où l'espace public se dégrade, qu'il s'agisse de zones de gares, des lieux "d'ultra-fréquentation touristique" comme le Champ-de-Mars, ou encore les quartiers de Château-Rouge et Barbès.
"Je sais le mécontentement de beaucoup de Parisiennes et Parisiens sur la qualité de l'espace public", a-t-il reconnu dans un entretien au Figaro. Successeur et ex-premier adjoint d'Anne Hidalgo, Emmanuel Grégoire affirme vouloir "poursuivre les transformations engagées" par l'ancienne édile mais en "améliorant le cadre de vie général". Cette ambition passera notamment par le renforcement du rôle des maires d'arrondissement "dans les politiques d'aménagement de proximité", a-t-il ajouté, en se définissant comme un maire "d'hyper-proximité".
Protéger "patrimonialement" Paris
Emmanuel Grégoire assure également avoir entendu les critiques des habitants concernant la propreté de la ville. Il promet ainsi une "exigence de propreté et de confort" en portant "une attention accrue aux trottoirs, aux chantiers, aux terrasses et aux incivilités du quotidien". Le détail de son plan d'action dédié aux espaces publics doit être présenté lors du premier Conseil de Paris ordinaire, prévu la semaine prochaine.
Le maire entend également protéger "patrimonialement" Paris, avec "une attention accrue aux façades, aux sols, au mobilier historique, aux ponts, notamment le Pont des Arts", mais aussi au "patrimoine ordinaire", qui participe selon lui à "l'identité de Paris". Cette stratégie sera soutenue par une déléguée générale au design et à l'esthétique.
Par ailleurs, Emmanuel Grégoire juge "indigne" la polémique liée à l'absence d'adjoint au patrimoine dans son exécutif, composé de 36 adjoints. Il rappelle avoir désigné une "conseillère déléguée au patrimoine", Dominique Kielemoës, rattachée à l'adjoint à l'urbanisme, François Vauglin.
Des premières mesures déjà dévoilées
Son plan prévoit notamment la création de 80 "cœurs piétons" dans la capitale et garantit "partout où cela est possible, au moins un trottoir ombragé dans chaque rue". La piétonisation des berges de Seine doit également être "accélérée" afin de permettre "une promenade continue de 25 km".
Malgré ces annonces, Emmanuel Grégoire a tenu à rassurer certains franciliens. Son "mantra n'est pas d'être contre la voiture". Il veut augmenter les "places spécialisées" de stationnement "pour tous ceux pour qui la voiture est un outil de travail et en ont besoin au quotidien". Côté transports en commun, une voie de bus sécurisée doit être "recréée" rue de Rivoli, tandis que 15 lignes de bus express seront déployées sur le territoire.
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L-A F. avec AFP
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