Initialement prévue pour les Jeux olympiques 2024 à Paris, l'Arena II pourrait être construite sur un autre site que celui prévu jusqu'à présent. Précisions.

Annoncée en janvier 2016, la construction de l'Arena II, une salle d'au moins 7.000 places, à proximité de l'AccorHotels Arena dans l'optique des Jeux olympiques en 2024, suscite des interrogations. "On étudie évidemment le scénario proposé dans le dossier de candidature, ses avantages et ses contraintes et dans le même temps on regarde si certaines des contraintes pourraient ne pas exister dans d'autres localisations", a expliqué à l'AFP Jean-François Martins, l'adjoint aux Sports de la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), quelques jours avant la venue, ce dimanche, de Thomas Bach, président du Comité international olympique (CIO).

 

Avant d'ajouter : "C'est aujourd'hui à Bercy qu'elle doit être construite et il n'y a pas de raisons que ça change, mais on ne s'interdit pas de regarder s'il y a des options plus intelligentes ailleurs." De son côté, le directeur général du comité de candidature de Paris-2024, Etienne Thobois, a confirmé que "la construction d'une salle de jauge moyenne", soit environ 8.000 places "dans Paris n'est pas remise en cause", sans nier une réflexion sur le lieu.

 

L'un des deux seuls équipements sportifs à construire pour les jeux

 

Cette Arena II prévue pour s'élever à côté de la salle historique de Bercy, devrait accueillir des rencontres de basket-ball et les épreuves de lutte, ainsi que celles de goalball en paralympique. Il s'agit d'un des deux seuls équipements sportifs à construire pour les jeux, avec le centre aquatique à Saint-Denis.

 

Rappelons qu'au dernier Conseil de Paris extraordinaire, le 18 septembre 2017, David Belliard, co-président EELV, opposé depuis deux ans à la candidature nous avait averti : "Nous allons être plus exigeants que jamais. Certains sites présentent des difficultés, j'en cite deux, le mur antibruit prévu le long de l'A86 mais aussi l'Arena 2, pour laquelle 2,5 hectares de verdure risquent de disparaitre près de Bercy…" Ce projet suscite, effectivement, l'hostilité de riverains qui craignent que les espaces verts soient sacrifiés.

 

Le 19 octobre 2017, le maire de Tremblay-en-France, François Asensi, a proposé dans un communiqué que le futur Colisée, une arena de 10.000 places prévue pour 2021 qui doit s'élever dans sa ville, serve d'"alternative à Bercy". Sans évoquer un tel scenario, Guillaume Thobois a montré son intérêt pour cette arena. "10.000 places à 7km du village olympique, cela paraît évident qu'il faudra regarder, s'il sort de terre", a-t-il commenté ce vendredi.

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