INFRASTRUCTURES. Mardi 23 juillet 2018, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, a publié une vidéo concernant la ligne ferroviaire entre Lyon et Turin. Alors que l'Italie doit officiellement se prononcer en faveur, ou non, du projet, le chef du gouvernement italien a donné des éléments laissant penser à une future décision favorable à sa réalisation.

Voilà des propos de bon augure pour le projet de LGV entre Lyon et Turin. "Ne pas faire le Lyon-Turin coûterait plus cher que le terminer", a déclaré le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, lors d'une intervention vidéo en direct sur Facebook, mardi 23 juillet 2019. Dans son discours, le chef du gouvernement transalpin a expliqué la décision que son pays s'apprête à rendre, ce vendredi, auprès de l'Union européenne. S'adressant à ses compatriotes, Giuseppe Conte a affirmé que sa priorité était de "protéger les intérêts des citoyens car il y a tant d'argent en jeu, qui est à vous, et (qui) doit être géré avec le plus grand soin". Il a également admis que l'arrêt du chantier exposerait l'Italie à "une violation des traités internationaux avec la France". Toujours selon Conte, l'Union européenne a accepté d'augmenter sa part d'investissement dans le tunnel, de 40 % à 55 %.

 

 

"Il s'agit d'une excellente nouvelle", se réjouit Jacques Gounon, président du comité pour la Transalpine Lyon-Turin. Il ajoute que "l'Italie s'apprête à prendre une décision de bon sens en s'appuyant sur des éléments connus de tous depuis longtemps". S'il regrette "ce temps perdu inutilement", Jacques Gounon souhaite désormais "fédérer toutes les énergies pour garantir aussi rapidement que possible la réussite de cette infrastructure qui est la seule solution moderne et crédible pour un report modal massif dans les Alpes franco-italiennes". Pour rappel, la principale raison de contestation du projet concerne le coût de son tunnel de plus de 57 kilomètres, estimé à 8,7 milliards d'euros, pourtant majoritairement financé par la France.

 

 

 

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