Suite aux conclusions rendues après les dernières tables rondes qui se sont déroulées ces deux derniers jours, associations et fédérations du secteur de la construction ont fait part de leurs réactions. Détail.

Le Grenelle de l’environnement a lancé des propositions ambitieuses en matière d’économies d’énergie dans le bâtiment.

A la suite des conclusions rendues, la Fédération Française du Bâtiment (FFB) a estimé que les objectifs d'économies d'énergie dans le bâtiment ne seraient atteints qu'avec un «soutien financier important». «Ce plan appelle donc des mesures d’accompagnement. Au premier chef, l’annonce d’un programme de formation permettra aux entreprises de répondre «présent» et de mettre à disposition des donneurs d’ordre une offre adaptée», souligne la FFB dans un communiqué. D’autre part, le calendrier retenu et les étapes fixées exigeront néanmoins «un engagement financier des clients et des efforts considérables d’adaptation et de productivité de la filière pour concilier coûts des prestations et capacité d’investissement des ménages», explique la FFB. La FFB souligne également qu’en matière d’économies d'énergie, l’objectif à atteindre devance l’appel de plus de 30 ans sur le calendrier initialement prévu et dépasse les ambitions du secteur, pourtant déjà élevées.

Création de 200.000 emplois pour la Capeb
De son côté, la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment) se félicite de «la mise en place d’un vaste plan de formation qui, seul, permettra d’atteindre les ambitions du Grenelle aux différentes échéances proposées». «Nous estimons le nombre d’emplois nets qui pourraient être induits par ces mesures à 200 000 », a déclaré Jean-Marie Carton, représentant de la CAPEB au Grenelle de l’Environnement. Toutefois, les artisans du bâtiment demandent que la TVA à 5,5% soit «pérennisée de toute urgence». Ils veulent aussi que les crédits d'impôts soient «renforcés pour porter sur la main d'œuvre, les produits et les matériaux». Autres demandes de la Capeb : un prêt à taux zéro, dit « prêt-vert » rapidement effectif et «un plan de recherche et de développement sur les produits et techniques innovantes pour le patrimoine ancien».

«Augmentation du prix de vente de 10%», selon Nexity
Moins optimiste, le groupe immobilier Nexity a déclaré que les mesures annoncées pour le bâtiment, allaient accroître le prix de vente des logements de presque 10%. «Ces mesures représentent un coût de construction de 150 à 200 euros par mètre carré», a déclaré à l’AFP, mercredi le directeur général délégué au logement de Nexity, Jean-Luc Poidevin. Il a également expliqué que le délai de 2012 fixé par le Grenelle pour arriver à une consommation d'énergie dans les bâtiments neufs de 50 kwh par an, contre 260 actuellement, était court car «cela représente le cycle de réalisation d'un immeuble».

Réactions des associations
L'Alliance pour la planète (80 associations dont Greenpeace et le WWF) s’est dit satisfaite des propositions mais a souligné qu’elle souhaitait que le «nucléaire baisse». De son côté, le porte-parole de l’association isolons la terre contre le CO2, Pascal Eveillard, a déclaré qu’il fallait que « tous les acteurs du marché de la construction maîtrisent aussi bien les enjeux que les experts et spécialistes qui ont débattu jusqu’à présent ; il fallait que Chaque Français soit convaincu de l’intérêt des travaux qu’il va devoir réaliser et de leur vertu économique, environnementale et sociale».
Quant au Syndicat des énergies renouvelables (SER), il se réjouit de l’objectif de faire passer de «9 à 20% la part des énergies renouvelables d’ici à 2020 et viser si possible 25%».

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