INTERVIEW. Frédéric Gardès est arrivé à la tête du groupe Colas en 2019, d'abord comme directeur général puis comme P-dg début 2021, après un parcours tourné vers l'international. Quel regard porte-t-il sur l'évolution du secteur du BTP, et notamment des métiers des travaux publics, sur l'actualité de ses derniers mois, sur les perspectives pour l'entreprise qu'il dirige ? Découvrez ses réflexions, sa vision, son actualité, son message aux professionnels mais aussi son parcours et son portrait en cinq traits, dans cet entretien Grand Témoin.


En 2019, le groupe Colas entamait une transition importante. Hervé Le Bouc, P-dg de l'entreprise spécialisée dans les infrastructures depuis 2007, commençant à prendre ses distances, le conseil d'administration choisit d'installer Frédéric Gardès, alors âgé de 48 ans, comme directeur général, en mai 2019. Si son prédécesseur a quitté Colas quelques mois plus tard, c'est début 2021 que ce diplômé de l'Ecole Centrale de Paris et de l'Ecole Polytechnique de Stockholm endosse aussi la fonction de président. Il n'a pas encore tout à fait 50 ans. Bénéficiant d'une solide expérience de terrain, et à l'international, Frédéric Gardès a fait prendre un tournant au groupe Colas : internationalisation plus forte, réorganisation des directions opérationnelles pour les rapprocher des équipes de terrain, transformation des outils industriels, sans oublier de placer la transition écologique et la RSE au cœur de sa stratégie, soutenue par les innovations développées par l'entreprise.

 

Comme beaucoup d'autres acteurs du secteur, il estime que les crises successives depuis 2020, bien que difficiles et aux impacts parfois lourds pour l'entreprise, sont aussi une source d'opportunités et d'accélération des transitions. Quel regard pose-t-il sur ces actualités récentes et sur leurs conséquences ? Quelle est sa vision pour l'avenir de la profession et les principaux défis qu'elle devra relever ? Comment Colas se porte dans ce contexte chahuté et qu'envisage-t-il pour l'avenir de son groupe ? C'est au cours d'une longue entrevue, que Frédéric Gardès a accordé à Batiactu au siège de Colas au moment de la présentation des résultats 2022, qu'il nous a livré ses réflexions. Guerre en Ukraine, lutte contre plusieurs idées reçues à propos du bitume, de la route, de la difficulté des métiers, atouts du groupe, internationalisation, digitalisation mais aussi message aux maîtres d'ouvrage publics font partie des sujets sur lesquels il a tenu à répondre.

 

Avec ces entretiens "Grands Témoins", Batiactu vous invite à mieux connaître des personnalités aux horizons divers, mais qui contribuent aujourd'hui, par leurs visions, leurs réflexions et leurs actions, à expliquer, anticiper, façonner, faire exister notre cadre de vie et donc, la société dans laquelle nous voulons vivre.

 


ACTUALITÉS MARQUANTES

 

Batiactu. Au cours de ces dernières semaines ou des mois qui viennent de s'écouler, quels faits d'actualité vous semblent avoir eu un impact significatif pour le secteur de la construction, et notamment des travaux publics ?

 

Frédéric Gardès.
2022 a été particulièrement marquante. Au tout début de l'année, nous sortions à peine de la crise covid, mais connaissions encore des restrictions et des freins. Et la guerre en Ukraine est arrivée. Une nouvelle crise, une guerre à l'ancienne,
Il vous reste 86% à découvrir.
Ce contenu est réservé aux abonnés
Déja abonné ? Se connecter
Abonnez-vous maintenant pour le lire dans son intégralité
Et bénéficiez aussi :
D’un accès illimité à tous les articles de Batiactu
D’une lecture sans publicité
De toutes les interviews et analyses exclusives de la rédaction
actionclactionfp