ENERGIES MARINES. Siemens Gamesa et le Grand port maritime du Havre (Seine-Maritime) ont signé un accord cadre afin de préparer l'implantation d'usines éoliennes destinées à alimenter les futurs projets français et européens.

Vers des éoliennes offshore "made in France" pour les parcs de l'Atlantique et de la Manche. Comme convenu lors des appels d'offres, l'industriel Siemens Gamesa (repreneur des activités éoliennes d'Areva en 2016) s'engage à développer une filière de fabrication des machines au Havre. Le groupe germano-espagnol et l'autorité du Grand port maritime ont signé à cet effet un accord cadre précisant les prochaines étapes du déploiement d'un complexe dans l'emprise de l'infrastructure portuaire. Deux unités doivent être bâties : une pour les nacelles et l'autre pour les pales. Elles serviront à alimenter les parcs éoliens en mer de Dieppe-Le Tréport (Seine Maritime), Saint-Brieuc (Côtes d'Armor), Yeu-Noirmoutier (Vendée) ainsi que d'autres projets potentiels, en France ou en Europe.

 

Des investissements pour adapter l'infrastructure portuaire

 

Filippo Cimitan, le directeur général de Siemens Gamesa en France, déclare : "Après plusieurs mois d'incertitudes sur les projets éoliens en mer, cet accord signe une reprise effective des travaux de développement de notre projet. Le but est de créer à partir du Havre une véritable plateforme industrielle européenne, compétitive, innovante et flexible". L'accord signé prévoit que des travaux soient entrepris par le Grand port maritime pour se préparer à l'arrivée des usines. Le dirigeant de la filiale française de Siemens Gamesa reprend : "Nous sommes confiants sur le fait que cet accord préfigure une mobilisation de tous les acteurs pour sécuriser les infrastructures portuaires nécessaires. Ces investissements s'inscrivent dans un cadre d'opportunités industrielles durables pour l'éolien en mer à confirmer dans la prochaine Programmation pluriannuelle de l'énergie".

 

Au cours du printemps 2018, toute la filière de l'éolien en mer avait été forcée de renégocier les tarifs d'achat de l'électricité pourtant accordés en 2012 et 2014, lors des deux premiers appels d'offres. Le gouvernement avait finalement obtenu une diminution globale des dépenses de 15 Mrds € sur les 20 ans d'exploitation des six premiers parcs, en ramenant le prix du MWh de 200 à 150 €, afin de traduire la baisse des coûts liés aux progrès technologiques réalisés depuis près d'une dizaine d'années. De son côté, Siemens Gamesa se présente comme le leader de l'industrie offshore, avec plus de 2.800 machines installées, développant en tout 11 GW de puissance, principalement en mer du Nord.

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