IMMOBILIER. En Île-de-France, le 3e trimestre 2021 rattrape quasiment le niveau, déjà historiquement élevé, du nombre de transactions dans l'ancien enregistré en 2019, avant le déclenchement de la pandémie. Si la crise sanitaire laissera quelques traces dans le secteur de l'immobilier, comme partout ailleurs, on est cependant encore très loin du grand chambardement, selon les notaires du Grand Paris.


L'exode massif des citadins vers les campagnes, poussé par la crise du Covid, n'a pas eu lieu, et il y a peu de chances qu'on y assiste un jour. C'est le principal message des notaires du Grand Paris, qui viennent de présenter les derniers chiffres et tendances de l'immobilier ancien en région francilienne. "Le logement reste et restera au cœur des préoccupations des Français et des Franciliens", assure Cédric Blanchet, président de la Chambre des notaires de Paris. Si les volumes de ventes de logements ont progressé en Île-de-France de 20% entre les 2e trimestres 2020 et 2021 - soit 42.060 ventes, ce qui n'est guère surprenant étant donné que le premier confinement sanitaire avait tout de même arrêté quasiment toute l'activité du pays -, les ventes du 2e trimestre 2021 sont en revanche quasiment aussi élevées qu'au 2e trimestre 2019 (une petite baisse de 3%), "meilleure année au total de nos séries historiques qui remontent jusqu'en 1996", soulignent les notaires.

 

Ces derniers tempèrent néanmoins la dynamique de la région parisienne, estimant que la capitale affiche une moins bonne forme que les autres départements de l'Île-de-France, qui eux-mêmes ont un niveau d'activité moindre que celui du reste du pays. Entre juillet 2020 et juin 2021, il y a eu 171.800 transactions dans l'ancien en région francilienne, ce qui représente une légère hausse de 1%. Dans le même temps, l'ensemble de la France a enregistré un bond de 17%. Certes, la crise sanitaire fait toujours planer des incertitudes, mais l'immobilier résidentiel n'en résiste pas moins pour autant. La demande reste soutenue et les enseignements de la pandémie, à commencer bien sûr par le télétravail, façonnent les choix des ménages, qui recherchent davantage d'espace pour une meilleure qualité de vie.

 

Les banlieues proches préférées aux centres-villes

 

Dans le détail de l'Île-de-France, les appartements ont eux aussi engrangé 20% en un an, cumulant 29.440 ventes. Les maisons font même encore mieux, avec +21% et 12.630 transactions.
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