JUSTICE. L'Etat et Grand Paris Aménagement ont fait appel de la décision de justice qui avait annulé la création de ZAC du Triangle de Gonesse, qui souhaite accueillir le méga-complexe Europacity.

Nouveau rebondissement dans le dossier Europacity. Alors que le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait annulé le 6 mars 2018 la création de la zone d'aménagement concerté (ZAC) du triangle de Gonesse, l'Etat et Grand Paris Aménagement ont fait chacun appel de la décision. Pour rappel le tribunal administratif avait donné raison aux détracteurs de ce projet, un méga-complexe de commerces et de loisirs au nord de Paris, décrié pour son "gigantisme" et "l'artificialisation" de terres agricoles. Dans son jugement, le tribunal avait annulé l'arrêté préfectoral du 21 septembre 2016 créant la ZAC estimant que la population et les autorités auraient dû être mieux informées "eu égard à l'impact potentiel sur l'environnement" de cette ZAC "qui se traduit notamment par la suppression de 280 hectares de terres agricoles".

 

Dans un communiqué, le collectif d'opposants "Europas du tout" a dénoncé "le double jeu de l'Etat", estimant que "la procédure d'appel est en totale contradiction avec sa politique de redynamisation des centres villes". C'est en revanche une bonne nouvelle pour les porteurs du projet, Immochan et le conglomérat chinois Wanda. Sur Twitter, le directeur général d'Europacity explique que "cet aménagement du Triangle de Gonesse est une chance pour ce territoire".

 



 

Ce projet de 80 hectares à 3,1 milliards d'euros, s'il se concrétise, serait le plus grand investissement privé en France depuis la construction de Disneyland Paris en 1992. Compte tenu des péripéties du projet, les promoteurs avaient déjà intégré depuis fin février qu'Europacity ne pourrait pas ouvrir comme espéré en 2024, quand Paris accueillera les jeux Olympiques. Alors qu'ils ont toujours lié le projet à la présence d'une gare du Grand Paris Express desservant le triangle de Gonesse - gage d'un accès au site respectueux de l'environnement - le gouvernement a décidé d'en reporter la construction de trois ans, à 2027.

 

En attendant, les dirigeants d'Europacity disent avancer et annoncent des accords prochains avec "des opérateurs majeurs et emblématiques".

 



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