RECONVERSION. La secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, a installé un groupe de travail sur la réhabilitation des friches rassemblant une quarantaine d'acteurs. Le sujet a souvent été mis en avant par les élus locaux lors du Grand débat national.

Ce 4 juin 2019, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, a lancé un groupe de travail sur la réhabilitation des friches. Rassemblant une quarantaine d'acteurs, cette structure se fixe pour objectif d'identifier puis de lever les freins à la reconversion de sites désaffectés. Un sujet qui a été mis en avant par les élus locaux lors du Grand débat national, aux côtés d'autres problématiques qui y sont intimement liées, comme l'artificialisation des sols et la revitalisation des territoires. Au sortir du premier Conseil de défense écologique, Emmanuel Macron et Edouard Philippe avaient en outre annoncé la réalisation d'un inventaire des friches par département, dans l'optique, notamment, d'évaluer le potentiel de développement d'énergies renouvelables dans ces territoires. On estime aujourd'hui à 2.400 le nombre de friches en attente de reconversion.

 

Une méconnaissance des sites désaffectés et des procédures trop complexes

 

La première réunion de ce groupe de travail a donc eu lieu au ministère de la Transition écologique et solidaire, regroupant associations de collectivités territoriales, organisations environnementales, aménageurs publics et privés et services étatiques. Des échanges qui ont déjà souligné les difficultés du sujet : une connaissance insuffisante du gisement des friches à l'échelle nationale et des procédures administratives trop complexes. De plus, la mobilisation de capitaux semble difficile à mettre en œuvre, tandis que les délais d'instruction des dossiers mériteraient un encadrement. Le groupe de travail s'est ensuite décomposé en quatre sous-groupes : un chargé d'effectuer un inventaire national des friches, un autre planchant sur la simplification des procédures administratives et la mobilisation des capitaux, un troisième se penchant sur les usages environnementaux des friches réhabilitées (pour développer les énergies renouvelables et renaturer certains sites), et un dernier sur la prévention de l'émergence de nouvelles friches.

 

"Pour relever ce défi, il nous faudra communiquer sur l'existant, travailler un répertoire plus fin des friches et surtout simplifier les démarches administratives, afin de renforcer notre action", a déclaré à cette occasion Emmanuelle Wargon. "La présence des acteurs publics et privés […] montre une véritable envie collective d'agir concrètement pour aller plus vite et plus loin dans ce domaine." Les quatre sous-groupes doivent dorénavant se réunir régulièrement au cours des trois prochains mois, avant de présenter leurs conclusions en septembre prochain. La secrétaire d'Etat s'est de son côté engagée à dresser, d'ici la fin de l'année, une feuille de route sur la base de ce constat, avec des actions à la clé.

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