C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Ce samedi 22 février 2020, aux alentours de 2h du matin, EDF a arrêté le réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). "C'est une première étape dans l'engagement et la stratégie française de rééquilibrage entre l'électricité d'origine nucléaire et celle d'origine renouvelable", explique le Gouvernement. En effet, la France s'est engagée à réduire de moitié la part du nucléaire dans son mix énergétique d'ici 2035, ainsi qu'à baisser ses émissions de gaz à effet de serre issues de la production d'électricité, en fermant notamment les centrales à charbon.

 

Mise en service en 1977, la plus ancienne des centrales françaises sera totalement arrêtée en juin prochain, après la fermeture du second réacteur. "Il n'y aura aucune perte d'emploi", a assuré la ministre de la Transition écologique, Elizabeth Borne, le 19 février 2020. Cette promesse est liée au projet de territoire pour l'avenir de Fessenheim, finalisé il y a un an. Ce dernier a pour objectif de faire du Haut-Rhin "un territoire de référence à l'échelle européenne en matière d'économie bas carbone", détaille le gouvernement. Une aubaine potentielle pour des communes en pleine mutation économique et sociale.
R.D.

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