NUCLÉAIRE. Dans la nuit du vendredi 21 février au samedi 22 février 2020, EDF a arrêté le réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Il s'agit d'une première étape dans l'engagement de réduire de moitié la part du nucléaire dans le mix énergétique français d'ici 2035.

C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron. Ce samedi 22 février 2020, aux alentours de 2h du matin, EDF a arrêté le réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). "C'est une première étape dans l'engagement et la stratégie française de rééquilibrage entre l'électricité d'origine nucléaire et celle d'origine renouvelable", explique le Gouvernement. En effet, la France s'est engagée à réduire de moitié la part du nucléaire dans son mix énergétique d'ici 2035, ainsi qu'à baisser ses émissions de gaz à effet de serre issues de la production d'électricité, en fermant notamment les centrales à charbon.

 

Mise en service en 1977, la plus ancienne des centrales françaises sera totalement arrêtée en juin prochain, après la fermeture du second réacteur. "Il n'y aura aucune perte d'emploi", a assuré la ministre de la Transition écologique, Elizabeth Borne, le 19 février 2020. Cette promesse est liée au projet de territoire pour l'avenir de Fessenheim, finalisé il y a un an. Ce dernier a pour objectif de faire du Haut-Rhin "un territoire de référence à l'échelle européenne en matière d'économie bas carbone", détaille le gouvernement. Une aubaine potentielle pour des communes en pleine mutation économique et sociale.

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