VALORISATION. Déjà en difficulté depuis la fin de l'année 2018, les entreprises du secteur du recyclage ont dû en plus encaisser la période de confinement sanitaire. Si la situation tend à s'améliorer lentement en cette rentrée 2020, des difficultés persistent sur certains marchés, notamment ceux des déchets du BTP.


La situation s'améliore lentement mais sûrement : c'est la synthèse qui se dégage de la note de conjoncture de la Fédération des entreprises du recyclage (Federec) portant sur le premier semestre de l'année 2020, et qui prend donc en compte l'impact du confinement sanitaire sur les professionnels du secteur. Déjà en difficulté depuis la fin 2018 car devant s'adapter à des marchés en évolution dont les charges d'exploitation se sont accrues, ceux-ci n'étaient pas dans une situation idéale courant 2019, avec certaines sociétés "dans des situations très difficiles, voire critiques". Et c'était malheureusement sans compter la pandémie de coronavirus du printemps 2020 et ses impressionnantes conséquences économiques et industrielles : à l'image de bien d'autres secteurs d'activité et se situant a fortiori à la croisée de nombre d'entre eux, le recyclage a été "fortement bouleversé" par la crise du Covid-19.

 

 

Bien que reconnu comme secteur stratégique en raison, notamment, de ses capacités d'approvisionnement en matières premières d'emballages pour l'industrie agroalimentaire et pharmaceutique, le recyclage a malgré tout subi un ralentissement généralisé de tous ses marchés, en amont comme en aval. D'une manière générale, la période de confinement a brusquement fait plonger les productions de déchets à collecter, de l'ordre de -20% à -80% selon les filières. Ces dernières n'ont pas toutes retrouvé leur activité d'avant mars, et "les volumes collectés demeurent globalement plus faibles que ceux d'avant crise". Dans sa note, Federec estime la perte de chiffre d'affaires du second semestre 2020 à 900 millions d'euros pour l'ensemble du secteur.

 

"Le recyclage est une industrie de coûts fixes, où les investissements sont lourds et rentabilisés à moyen/long-terme, et où les coûts de main-d'œuvre sont importants. Lorsque ces investissements sont réalisés, ce type d'évènement exceptionnel [le confinement] n'est généralement pas prévu, sans prise en compte dans les modélisations économiques ou dans les contrats d'exploitation." -Note de conjoncture de Federec
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