Batiactu : Troisième préoccupation, les dispositifs fiscaux en faveur des ménages qui soutiennent les marchés de la construction. La relance dans le secteur de la construction est dynamisée, en effet, par plusieurs dispositifs tels que le prêt à taux zéro, le dispositif "Pinel", la TVA réduite sur les travaux de rénovation ou le crédit d'impôt pour la transition énergétique. Comptez-vous maintenir en l'état ces dispositifs après l'année 2017 ? Est-ce que soutenir la construction sera une priorité, avec ce que cela implique en termes de manque à gagner pour le budget de l'Etat ?
Emmanuel Macron :
Soutenir la construction et la rénovation énergétique des logements est une priorité car en plus d'être le quotidien des Français, c'est un puissant moteur économique créateur de millions d'emplois non délocalisables. Le dispositif Pinel et le PTZ qui ont contribué au redémarrage de l'activité de construction ont été reconduits et ne doivent pas être brutalement stoppés dans un secteur d'activité qui a besoin de stabilité pour garder la confiance des investisseurs. Sans confiance, pas d'investissement. La priorité doit donc se porter sur la relance de l'offre avant de revoir les dispositifs d'aide au secteur.

 

"Nous supprimerons les passoires énergétiques des propriétaires les plus précaires en 10 ans"

 

Concernant les travaux de rénovation énergétique, trop de logements restent des 'passoires énergétiques !' Nous engagerons un vaste plan de rénovation des logements : nous aiderons l'ensemble des ménages, et nous supprimerons les passoires énergétiques des propriétaires les plus précaires en 10 ans. Dès 2022, nous visons d'en avoir rénové la moitié.

 

Pour y arriver, un audit gratuit sera proposé à tous les propriétaires occupants en situation de précarité énergétique. Avec l'aide d'un fonds public, nous prendrons intégralement en charge les travaux des propriétaires les plus précaires, avec un remboursement au moment
de la vente du bien.

 

Nous transformerons aussi le Crédit d'Impôt Transition Energétique (CITE) en prime immédiatement perceptible au moment des travaux et non l'année suivante, ce qui favorisait les ménages les plus aisés : ainsi, ceux qui engagent des travaux ne seront pas soutenus par l'Etat un an après leur décision, mais dès le moment où ils commencent leurs travaux.

 

Enfin, nous favoriserons les mécanismes qui permettent de concilier les travaux de maintien à domicile des personnes âgées avec les travaux de rénovation énergétique.

 

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