SUPERMÉTRO. Eiffage et Vinci Energies ont annoncé ce 6 février 2020 avoir remporté en groupement, 50-50, le marché de réalisation des infrastructures électriques des premiers tronçons des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express. Le contrat, d'un montant supérieur à 68 millions d'euros, nécessite "l'organisation d'une logistique de chantier complexe en milieu urbain dense", précisent les deux groupes.

Deux majors vont se partager, 50-50, le marché de réalisation des infrastructures électriques des premier tronçons des lignes 16 et 17 du Grand Paris Express : dans un communiqué commun, Eiffage et Vinci Energies ont annoncé ce 6 février 2020 avoir décroché ce contrat dont le montant dépasse les 68 millions d'euros. Les deux géants ont mis en place un groupement baptisé Aline pour l'occasion ; une structure qui sera pilotée par Eiffage au travers du Groupement d'intérêt économique Eiffage Energie Systèmes Ferroviaires, en partenariat avec Vinci Energies par le biais de sa filiale SDEL Transport Grands Projets. Concrètement, le marché concerne la portion séquano-dionysienne de la ligne 16 allant de la gare de Saint-Denis Pleyel à la gare de Clichy-Montfermeil, en intégrant le centre d'exploitation d'Aulnay-sous-Bois. Concernant la ligne 17, il porte sur le tronçon nord, courant de la gare RER du Bourget jusqu'à la station Triangle de Gonesse, dans le Val-d'Oise. Au total, les deux lignes cumulent 30 kilomètres de voies ferrées, une dizaine de gares et 32 ouvrages annexes.

 

Dans le détail technique, le marché remporté par Eiffage et Vinci prévoit de créer un réseau haute tension de 20 kV à partir de 14 postes de livraison Enedis et d'assurer la distribution électrique dans les tunnels, les gares et les ouvrages annexes jusqu'aux 226 tableaux électriques basse tension. Sont également inscrits au programme le déploiement des câbles optiques du réseau multi-services de transmission de données sur les deux portions de lignes, ainsi que la mise en place des installations de sécurité des voyageurs dans le tunnel ferroviaire - éclairage, prises électriques, système téléphonique de secours, détection d'élévation de température... -, sans oublier le déploiement des câbles optiques de surveillance de la structure-même du tunnel. "Au-delà de ces exigences techniques, le contrat implique l'organisation d'une logistique de chantier complexe en milieu urbain dense, dans le respect d'un planning s'étalant sur plus de 7 ans (87 mois)", soulignent les deux groupes. "Ceci, afin d'assurer la mise en service des tronçons de lignes fin 2027, après une ouverture partielle pour les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024." D'après le communiqué, le groupement a pris l'engagement de confier la réalisation de 20% des travaux à des PME. L'impact environnemental a aussi été intégré dans l'organisation du chantier, "avec la mise en place du traitement des déchets".

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