DEVELOPPEMENT DURABLE. Cet exercice démocratique inédit en France, voulu par le président de la République Emmanuel Macron après la crise des gilets jaunes, a débuté ses travaux ce vendredi 4 octobre.

La désormais célèbre Convention citoyenne pour le Climat se concrétise. Cet exercice démocratique inédit en France, voulu par le président de la République Emmanuel Macron après la crise des gilets jaunes, a débuté ses travaux ce vendredi 4 octobre. Composée de 150 citoyens tirés au sort et organisée par le Conseil économique, social et environnemental, la Convention citoyenne pour le climat a pour objectif d'élaborer des mesures visant à réduire de 40% au moins les émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2030, par rapport à leur niveau de 1990. Elle se réunira à six reprises et rendra ses conclusions fin janvier 2020.

 

Ce premier week-end de travail devait d'abord permettre aux 150 citoyens tirés au sort de "prendre leurs marques", lit-on sur le site internet de la Convention. Et notamment de se familiariser avec les membres du comité de gouvernance. Chargé de garantir l'indépendance du processus, celui-ci est co-présidé par Laurence Tubiana et Thierry Pech, et son rapporteur général est Julien Blanchet. Edouard Philippe a par ailleurs rappelé vendredi aux 150 citoyens la mission que le gouvernement leur a confiée. "Nous souhaitons que la Convention citoyenne inaugure une nouvelle manière de produire du débat public, autour de solutions qui émanent directement de nos concitoyens, et qui sont directement destinés à nos concitoyens", a déclaré le Premier ministre. Emmanuel Macron s'est en effet engagé à présenter les propositions de la Convention citoyenne "sans filtre" à un référendum, au vote du Parlement ou à les transposer directement en textes réglementaires.

 

Après Edouard Philippe, c'est Elisabeth Borne qui devait visiter la Convention citoyenne, dimanche. La ministre de la Transition écologique devait être auditionnée sur les écarts entre les objectifs et les réalités de la politique climatique en France. Des écarts qui avaient été pointés par le premier rapport du Haut Conseil pour le Climat.

 

"La convention citoyenne pour le Climat, c'est parti ! Je ne cache pas mon excitation de participer à cette expérience inédite de démocratie", s'enthousiasme le "twitto" Wau. Un sentiment loin d'être partagé par des associations de gilets jaunes et les autres signataires d'une tribune publiée le 3 octobre sur le site Reporterre, dans laquelle ils fustigent un "simulacre" de participation citoyenne, "ne servant qu'à faire gagner du temps" au pouvoir.

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