ENTRETIEN. Le groupe de BTP NGE vient de faire évoluer la composition de son capital. Alors que deux partenaires se retirent, un fonds français prend la relève tandis que la participation des salariés progresse. Le président du groupe, Antoine Metzger, revient pour Batiactu sur ces changements au sein de l'actionnariat.


Atteindre 3,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires d'ici à 2025, en comptant sur 20.000 collaborateurs. C'est l'objectif fixé dans le plan de développement 2021-2025 du groupe de BTP NGE (lire encadré). L'entreprise qui fêtera ses 20 ans en 2022 a depuis considérablement élargi ses champs de compétences en se diversifiant, et parvient désormais à concurrencer les majors sur certains marchés, seule. Elle a par exemple récemment été désignée comme concessionnaire pressenti unique de la future A69, entre Castres et Toulouse.

 

A la faveur du départ de deux partenaires financiers, le groupe a trouvé un nouvel investisseur pour accompagner ses ambitions. Le protocole d'investissement a été signé le 5 octobre 2021, et le closing doit intervenir d'ici à la fin novembre, après autorisation de l'Autorité de la concurrence. Il a également choisi de renforcer l'actionnariat salarié à cette occasion. Batiactu a pu s'entretenir avec le président de NGE, Antoine Metzger, pour faire le point sur ces évolutions.

 

Batiactu. Pourquoi le groupe NGE change-t-il de partenaires financiers ?

 

Antoine Metzger. Cela correspond à deux événements concomitants. Il y a d'abord la volonté de deux partenaires financiers [Crédit Mutuel Equity et BPI France) de sortir du capital et de faire du cash. Ils étaient présents depuis dix ans, ce qui est assez exceptionnel !

 

Par ailleurs, nous mettons à jour nos prévisions de croissance tous les ans mais nous allons plus loin tous les trois ans environ et avons dévoilé un business plan en 5 axes. Dans un contexte post-covid, nous avons repensé la trajectoire et les ambitions du groupe jusqu'en 2025. Ce qui nécessite un investissement financier important d'une part, et un investissement capital humain d'autre part. Nous avons donc besoin d'argent pour l'avenir.
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