En Grande-Bretagne, il n'existe qu'une seule ligne à grande vitesse : celle qui relie le tunnel sous la Manche à Londres. La réalisation de la deuxième LGV suscite depuis plusieurs années débats et polémiques, notamment à cause du coût total du projet. Les deux sections vers Leeds et Manchester ont d'ailleurs été tout bonnement abandonnées par le Gouvernement.

 

Mais sur la première partie de cette nouvelle ligne, entre Londres et Birmingham, les travaux sont en cours. Et malgré les controverses, ils avancent à bon rythme. C'est en tout cas vrai sur le tronçon dit C1, dont le génie civil a été confié à la joint-venture Align, pilotée par Bouygues Travaux publics (60%), filiale de Bouygues Construction, au côté de VolkerFitzpatrick (20%) et Sir Robert McAlpine (20%). Un tronçon de 21,6km, relativement court comparé aux autres lots, mais dont les ouvrages sont considérés comme les plus emblématiques du projet. "Le plus petit tronçon mais sans doute le plus difficile", estime Daniel Altier, directeur du projet HS2 pour Bouygues Travaux publics.

 

Au programme : un tunnel bitube de 16km - le plus long de la futur ligne - et un viaduc de 3,4km à l'architecture "iconique" - également le plus long de la ligne mais aussi le plus important viaduc ferroviaire du Royaume-Uni. Les travaux de génie civil ont démarré le 21 avril 2020, au premier jour du confinement en Angleterre, après une phase d'études d'environ trois ans. Ils doivent s'achever à la fin de l'année 2025.

 

Batiactu a pu visiter en novembre 2023 ce chantier d'exception, à découvrir en détail dans la suite de l'article. Nous commencerons par le tunnel, avant de prendre la direction du viaduc.
Jessica Ibelaïdene

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