INQUIÉTUDE. Alors que plus de 56% des chefs d'entreprise du Bâtiment francilien recrutent des apprentis, la FFB régionale dénonce le projet de décret modifiant les aides à l'embauche.
Suite à la présentation d'un projet de texte prévoyant des économies sur les aides à l'embauche d'apprentis -notamment pour les niveaux post-bac-, la Fédération française du Bâtiment (FFB) Grand Paris Île-de-France monte au créneau.
"Affaiblir l'apprentissage aujourd'hui, c'est fragiliser l'avenir du secteur du Bâtiment" insiste ainsi l'organisme dans un communiqué publié le 17 février 2026, demandant "une stabilité" et "des décisions claires et durables" sur le sujet.
Un nombre d'apprentis en recul
Tout comme les autres régions, l'Île-de-France fait face à des besoins importants de recrutement. L'apprentissage apparaît alors comme levier efficace, qui permet de former des professionnels opérationnels, affirme la FFB régionale.
Or, entre 2024 et 2025, le nombre d'apprentis du BTP a reculé de 10,7% sur le territoire, selon les chiffres du Comité de concertation et de coordination de l'apprentissage du BTP (CCCA-BTP). Une situation que la FFB régionale explique par les évolutions autour des aides à l'embauche, puisque 31% des patrons hésitent à recruter un apprenti sans accompagnement financier. Son vice-président, Bertrand Fert, appelle ainsi à pérenniser et stabiliser les aides afin de soutenir la filière et ses entreprises.

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