FORMATION PROFESSIONNELLE. La ministre du Travail est revenue dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale sur les très bons chiffres de l'apprentissage enregistrés en 2020, en dépit de la crise économique du Covid. Les aides à l'embauche des jeunes ont été prolongées par le Gouvernement en janvier dernier.

L'apprentissage se porte bien en France. C'est le message résolument optimiste et volontariste porté par la députée La République en marche de Côte-d'Or Fadila Khattabi, lors d'une séance de questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale, ce 2 février 2021. Rappelant que 450.000 jeunes ont fait le choix de l'apprentissage l'année dernière, la parlementaire s'est félicitée d'une hausse des effectifs qui a même atteint +19% dans le secteur privé et ce, malgré les conséquences économiques désastreuses engendrées par la crise sanitaire du Covid. Fadila Khattabi a toutefois ajouté que "des interrogations persistent", interpellant au passage la ministre du Travail sur les tendances qui se dessinent pour 2021, et lui demandant de pérenniser "cette dynamique vertueuse".

 

"2020 est un record historique pour l'apprentissage dans notre pays", a confirmé Élisabeth Borne dans sa réponse à la représentation nationale, "un record inespéré dans le contexte actuel de crise". Le Gouvernement souligne que 100.000 recrutements supplémentaires ont été réalisés l'année dernière ; des chiffres qui devraient être précisés lors de la présentation officielle du bilan 2020 de l'apprentissage, prévue dans quelques jours. Ces résultats permettront de connaître l'état de la formation professionnelle dans chaque département, mais en attendant l'exécutif insiste sur l'engagement des entreprises à entretenir cette bonne dynamique : "Quand on recrute un apprenti, on prépare les compétences dont on aura besoin dans deux ou trois ans", a ajouté la ministre du Travail.

 

Une prochaine concertation sur l'adaptation des aides à l'embauche des jeunes

 

Pour rappel, les aides à l'embauche des jeunes ont été prolongées par le Gouvernement jusqu'à la fin mars ; un déclencheur qui semble faire la différence pour Élisabeth Borne : "Les primes proposées aux employeurs ont un effet décisif pour encourager les entreprises à embaucher un apprenti", a-t-elle encore estimé, avant d'annoncer de nouvelles tractations entre les services de l'État, les syndicats, le patronat et le secteur de la formation professionnelle : "Pour réussir la rentrée de l'apprentissage en 2021, une concertation va être engagée très prochainement avec les partenaires sociaux et tous les acteurs de l'apprentissage pour adapter ces aides au contexte actuel", a conclu la ministre.

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