TRAVAUX PUBLICS. Quelle place pour les infrastructures de transport et d'énergie à l'heure d'une transition environnementale plus que jamais d'actualité avec la crise du Covid ? Les entreprises de travaux publics, qui alarment sur la chute de la commande publique engendrée par les confinements sanitaires, réaffirment que "l'investissement dans les infrastructures est un investissement de relance".


La crise du Covid a ravivé les réflexions autour de la transition écologique et de la préservation de l'environnement et, parmi tous les sujets et les enjeux brassés, questionné le rôle et la place des infrastructures de transport et d'énergie dans un monde qui se voudrait - du moins dans les discours, en attendant de voir dans les actes - plus sobre et plus résilient dans sa consommation de l'espace et des ressources. Alors que la commande publique connaît une lourde chute depuis le premier confinement sanitaire, les entreprises de travaux publics saisissent l'occasion pour réaffirmer qu'elles peuvent se réinventer pour accompagner le mouvement de la transition écologique.

 

L'enjeu est d'autant plus vital pour la filière et ses 300.000 collaborateurs que la mobilité pèse pour 60% des usages des infrastructures, contre 20% pour les énergies (électricité, gaz...), 15% pour les fluides (eau, réseaux de chaleur et de froid...) et seulement 5% pour le numérique. Mais si les professionnels estiment que les opérations de maintenance représentent 40% de l'activité des infrastructures, les travaux de construction neuve, eux, se chiffrent tout de même à 60% du volume d'activité global.

 

Renouveler les infrastructures, mais aussi leur utilisation

 

Les projets ne manqueraient donc pas, si l'on en croit Xavier Neuschwander, président de la Commission technique et innovation de la Fédération nationale des travaux publics (FNTP) : "Il faut embarquer nos 8.000 entreprises avec leurs forces et leurs faiblesses dans la transition écologique. Pour cela, il faut actionner des leviers, établir un mode d'emploi, utiliser le potentiel du numérique, les aider à lever un certain nombre d'obstacles réglementaires, former les personnels", a-t-il déclaré lors d'un débat organisé avec l'association Équilibre des énergies. Pour lui, "le numérique est un axe essentiel de la décarbonation car il a un impact sur la durée de vie de l'infrastructure, sa conception, sa construction, son entretien et sa maintenance. Après, il faut agir sur les usages des infrastructures." On estime en effet que l'utilisation à proprement parler des infrastructures est actuellement responsable de 54% des émissions de dioxyde de carbone (CO2) de la France, soit 350 millions de tonnes équivalent CO2. Dans le détail, les réseaux d'énergies et de fluides pèsent pour 54% de ce chiffre, et le transport logistique pour 46%.
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