Comment sécuriser l'achat sur plan d'un bien pour les primo-accédants ? En leur donnant la possibilité de se rétracter jusqu'au jour de la remise des clés. Tel est l'engagement que vient d'annoncer le promoteur Roxim. Précisions.

"C'est un dispositif inédit de sécurisation des primo-accédants", annonce Roxim, un promoteur immobilier montpelliérain. Pour la première fois, un promoteur français propose à ses clients éligibles au prêt à taux zéro (PTZ) une clause "satisfait ou remboursé", pour les logements achetés sur plan.

 

"L'idée est de favoriser le parcours d'accession à la propriété pour les ménages achetant leur premier logement", nous explique Marc Pigeon, le dirigeant de Roxim. "Il y a souvent un décalage entre leurs revenus et le prix des logements, ce qui fait que l'engagement d'achat est de plus en plus anxiogène pour ces ménages", ajoute-t-il. Le concept développé par le promoteur est donc de les rassurer en leur offrant la possibilité de se rétracter "sans motivation" et ce jusqu'au jour de la remise des clés pour un appartement acheté sur plan. Pour le promoteur, ce dispositif va "sécuriser l'acte de vente".

 

Un engagement fort sur la qualité du produit

 

"Aujourd'hui, 94% de nos clients sont satisfaits de leur logement et 91% sont même prêts à nous recommander", annonce le promoteur faisant référence au questionnaire de satisfaction envoyé à ses clients un an après la livraison de leur logement. "C'est un atout pour notre entreprise", complète-t-il. "Nous avons donc décidé de joindre cet atout aux attentes des primo-accédants. Ces derniers ont deux inquiétudes : être livrés à temps et pouvoir s'assurer que la qualité sera bien au rendez-vous", explique Marc Pigeon. "Nous sommes prêts à nous engager sur cela", nous a-t-il confié. Mais que se passe-t-il si un acheteur se rétracte ? Est-ce une opération blanche pour lui ? Pas tout à fait puisque les frais de notaire (autour de 2,5%) resteront à sa charge.

 

Si l'entreprise familiale, qui réalise environ 300 logements par an, est prête à se lancer dans un tel dispositif, c'est parce que "nous garantissons la qualité de nos logements". Lorsqu'un projet est étudié, le raisonnement des salariés de Roxim est de se mettre à la place des acheteurs : "Est-ce que j'achèterais ce logement si c'était moi ?". "Nous avons une démarche plus patrimoniale qu'industrielle", explique Marc Pigeon, ancien président de la FPI, qui répète que son entreprise mise sur "un engagement fort de la qualité". Le dirigeant estime donc qu'il ne prend pas beaucoup de risque en proposant ce dispositif.

 

"Nous ne sommes pas inquiets, si nous devons racheter un logement, nous savons que nous pourrons le revendre parce que c'est un bien de qualité", dit-il. Et si cette mesure s'adresse uniquement aux primo-accédants éligibles au PTZ, il considère qu'elle rassurera également les investisseurs : "Si le promoteur est d'accord pour racheter le logement alors ils considéreront que c'est un bon produit".

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