INQUIÉTUDE. Les professionnels du bâtiment attendent avec impatience la présentation du Plan Logement. Si des mesures sont peu à peu dévoilées, la Capeb regrette que la rénovation énergétique du bâtiment ne soit pas évoquée et invite le Gouvernement à plus d'ambition.

Décidément, les professionnels du bâtiment sont dans le flou quant au futur Plan Logement qui doit être présenté le 22 septembre par le Gouvernement. Si le contenu précis n'est pas encore connu, de grandes tendances sont dévoilées peu à peu. Dans un communiqué publié ce 14 septembre, c'est au tour de la Capeb de réagir. La Confédération de l'Artisanat et des petites entreprises du bâtiment s'étonne de ne pas entendre parler de rénovation et "invite le Gouvernement à plus d'ambition" pour ce secteur. Patrick Liébus, Président de la Capeb, dit regretter "que la rénovation énergétique des bâtiments soit insuffisamment prise en compte dans le plan climat" et considère que "cet état de fait n'est pas à la hauteur des enjeux de transition énergétique de notre pays".

 

En attendant de découvrir le projet définitif, elle en profite pour énumérer les mesures qui lui semble "nécessaires et importantes en vue de soutenir l'activité du secteur artisanal du bâtiment." La Capeb "alerte sur certains points de vigilance" et rappelle "l'importance centrale de certains dispositifs d'aides souvent trop rapidement et injustement stigmatisés". Patrick Liébus, Président de la confédération insiste sur le fait que la reprise entamée en 2016 se confirme en 2017, signe pour lui que "les mesures d'aides stigmatisées ne sont donc pas si inefficaces que cela, puisqu'elles ont contribué à enrayer les dernières 4 années de baisse consécutive". Il poursuit : "Mais attention, seule la stabilité de ces mesures est de nature à soutenir la croissance et convaincre les chefs d'entreprises d'embaucher".

 


 

La confédération, s'appuyant sur les objectifs du Gouvernement, indiqués lors de la consultation, détaille ses propositions "pour une politique du logement qui soit en mesure de soutenir durablement l'activité du bâtiment et de répondre aux défis de la transition énergétique". Au total, elle défend fermement ses 8 grandes priorités, à savoir : geler la production des normes et réglementations, sauf en ce qui concerne la sécurité et la santé ; simplifier l'acte de construire, en diminuant les délais d'autorisation de construire ainsi que les recours abusifs ; accompagner la transition numérique pour les TPE du bâtiment ; maintenir les dispositifs d'aides à la construction et à la rénovation (TVA réduite, PTZ+, CITE, loi Pinel), faciliter la cotraitance dans le secteur artisanal et sécuriser le mandataire commun d'un groupement momentané d'entreprises, territorialiser la politique du logement, massifier la rénovation des logements via un plan national adapté au type d'habitat (individuel ou collectif) et le renfort des leviers financiers et simplifier le droit des sols.

 

Ses propositions seront-elles entendues ? Réponse le 22 septembre.

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