RAPPORT. Six mois après son lancement, le groupe de travail, qui s'est penché sur la question de la rénovation énergétique des bâtiments éducatifs, a remis son rapport et listé 22 pistes pour atteindre les objectifs d'amélioration énergétique de ces édifices. Les voici.

La rénovation énergétique est un enjeu majeur qui concerne tous les édifices quels qu'ils soient. L'Etat entend justement montrer l'exemple avec ses bâtiments, et notamment avec ceux accueillant des élèves. Le 9 mai dernier, le ministère de l'Education faisait part de sa prise de conscience en la matière et de son engagement pour réduire la consommation d'énergie. Et le défi est de taille puisque les bâtiments éducatifs représentent 150 millions de m² auxquels on peut ajouter les 18,6 million de m² des universités, rappelle le rapport sur la rénovation énergétique des bâtiments éducatifs co-piloté par le Plan Bâtiment durable et la Caisse des dépôts, qui vient d'être rendu public ce 29 mai 2018. Ce rapport, co-rédigé par Hubert Briand, responsable du pôle efficacité énergétique des bâtiments à la Caisse des dépôts et Jérôme Gatier, Directeur du Plan bâtiment durable, s'appuie sur des retours d'expérience menés sur des bâtiments. De ces témoignages, les auteurs en ont tiré 5 grands enseignements et ont ainsi dressé une liste de 22 propositions pour agir sur la rénovation énergétique de ces édifices.

 

Premier enseignement : la nécessité de lancer "un vaste "Plan Bâtiments éducatifs" qui permettrait à la fois d'aider à la rénovation du patrimoine immobilier mais aussi de mobiliser l'ensemble des acteurs concernés, qu'il s'agisse des collectivités, des équipes enseignantes, des élèves et de leurs parents". Les auteurs du rapport font également valoir que "la clé de la réussite de l'amélioration des performances de ce patrimoine est l'entrée dans une démarche globale comprenant, notamment, la sensibilisation et la conviction des décideurs et des acteurs, la connaissance du parc et la mise en place d'une stratégie immobilière, l'entrée dans des démarches de progrès énergétiques et de valorisation des actifs". Et tout cela "doit accompagner la prise de décision quant au choix des modes contractuels et financiers adaptés, et la mise en place d'une organisation efficace". Ils estiment aussi que "l'adoption d'un raisonnement en coût global sur les projets est également un facteur important" et précisent que "en définitive, la montée en compétence des maîtres d'ouvrage s'avère fondamentale".

 

La question financière n'est pas le seul enjeu

 

Hubert Briand et Jérôme Gatier soulignent aussi l'importance de la mutualisation et la mise en réseau des maîtres d'ouvrage "à tous les niveaux et de toutes les manières possibles". Ils préconisent de privilégier la différenciation des solutions. Les retours d'expériences ont en effet montré la "grande variété des situations". Proposer une solution ou un produit standard "ne pourrait que se traduire par un manque d'adhésion et des déceptions" préviennent-ils. Enfin, si la question du financement est "un aspect non négligeable", ce n'est pas le seul. Pour les auteurs, "c'est bien le fait d'entrer dans des démarches globales traitant tous les aspects de l'amélioration des performances du patrimoine immobilier qui permet de s'orienter vers les financements les plus adaptés".

 

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