Sur une initiative de son nouveau président, Jean-Yves Mano, l'OPAC va se constituer partie civile dans l'affaire des HLM de Paris.

L'OPAC va se constituer partie civile dans l'affaire des HLM de Paris, a annoncé lundi à l'AFP le nouveau président de l'Office, Jean-Yves Mano (PS), adjoint de Bertrand Delanoë chargé du Logement. Dans la matinée, M. Mano a été autorisé à effectuer cette démarche par son conseil d'administration.

Son prédécesseur à la tête du conseil d'administration de l'Office Public d'Aménagement et de Construction, l'ex-maire de Paris Jean Tiberi, est mis en examen depuis juin 1999 dans cette affaire instruite par le juge Eric Halphen, qui tente de prouver un financement occulte du RPR par des entreprises ayant traité avec l'office HLM le plus important de France.

Pour M. Mano, cette constitution de partie civile a deux motifs: "permettre au conseil d'administration d'avoir accès au dossier", et demander réparation du "préjudice moral subi par l'OPAC, atteint dans son image, y compris pour son personnel".

Le même conseil d'administration a nommé le nouveau directeur général, l'ancien préfet Jean-François Gueullette, en remplacement d'Yves Laffoucrière.Sur 21 administrateurs, 11 sont nouveaux. Deux élus (contre un auparavant) de l'opposition municipale siègent au CA, Jean Tiberi et Jacques Toubon.

M. Tiberi a indiqué à l'AFP avoir "voté contre" l'autorisation de se porter partie civile, "dans la mesure où il n'y a aucun fait nouveau depuis la réunion du CA où le problème avait été évoqué et où, à une forte majorité, la proposition avait été rejetée". "J'ai toujours dit: laissons s'achever la procédure, et voyons si sont établis des fautes claires et des préjudices au détriment de l'OPAC".

Par deux fois sous l'ancienne mandature, en juin 1999 et en septembre 2000, la question avait été posée en vain par Bertrand Bret (PS), alors représentant de l'opposition municipale, et Emmanuel Spinat, représentant une association de locataires de l'OPAC.

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