Les petits engins volants sont sensibles aux conditions météorologiques. Un vent trop fort peut risquer de les entraîner vers les façades ou les toitures. "Il est plus avantageux de les faire voler en été", conclut Nicolas Bammez. Les journées sont plus longues, le temps plus favorable : les capteurs n'aiment pas la pluie susceptible d'entraîner la formation de buée.

 

La charge utile des drones actuels reste limitée à 1 kg maximum, pour des machines de 4 kg. Et dans le cas d'emport maximal, l'autonomie en vol se réduit grandement. Selon les conditions et le type de mission, les batteries peuvent se décharger en moins de 10 minutes, notamment si le plan de vol est très vertical et sollicite énormément les rotors qui maintiennent l'appareil dans les airs. "Les drones à voilures tournantes consomment beaucoup plus que ceux à voilure fixe", précise Philippe Gourdain. Mais les caractéristiques de vol des drones munis de multiples rotors sont mieux adaptées aux missions assignées que les appareils à ailes classiques, utilisés par les militaires pour des missions de renseignement. De plus, la réglementation ne permet pas de traverser un village de part en part, pour des raisons de sécurité et de confidentialité. "Le drone doit, de toute façon, rester à 100 mètres de distance de l'opérateur qui le pilote", déclare le gérant de StudioFly.

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