Candidat déclaré depuis décembre 2011, François Asselineau, de l'Union Populaire Républicaine, a intitulé son programme électoral (dit de "libération") : "20 points pour rétablir la démocratie". Découvrez ses propositions sur le logement, l'économie et l'emploi ou l'énergie.

Il est encore peu connu du grand public, mais François Asselineau a largement réussi à obtenir ses 500 parrainages auprès des élus locaux dans toute la France. Sans doute parce qu'il est entré en campagne, au nom de l'Union Populaire Républicaine, dès le mois de décembre 2011 ! Trop tard pour l'élection présidentielle de mai 2012, mais suffisamment tôt pour celle de 2017. Son programme est d'ailleurs arrêté depuis presque aussi longtemps, puisque la version proposée en ligne sur son site de campagne date de novembre 2012, et que la ligne directrice n'a pas varié. Son ambition "redonner toute son actualité au Conseil national de la Résistance de 1944", en rassemblant les Français, "quelles que soient leurs convictions politiques ou religieuses et leurs origines ethniques ou sociales, afin de rendre à la France sa liberté et sa démocratie". En clair, le candidat souverainiste souhaite une sortie de l'Union européenne et de la zone Euro, ainsi qu'un désengagement de l'Otan.

 

A ce triple "Frexit", François Asselineau ajoute un vaste plan de nationalisation, "afin de soustraire l'économie, les services publics et les médias à la mainmise des féodalités privées". L'une de ses mesures-phare consistera donc à organiser "le retour à la nation" (total ou partiel) de pans entiers de l'économie : EDF, GDF (renommé Engie depuis avril 2015), France Telecom (renommé Orange depuis juillet 2013), des sociétés concessionnaires d'autoroutes (soit APRR du groupe Eiffage, ASF et Cofiroute de Vinci et Sanef d'Abertis) et des sociétés de réseaux d'adduction d'eau (Suez Environnement, Veolia Eau, SAUR…).

 

Pour résoudre la crise du logement, François Asselineau s'engage à "garantir un niveau de rémunération et un logement permettant d'assurer à chaque citoyen et à sa famille, sécurité et dignité". Il préconise donc le lancement immédiat d'un grand programme de construction avec la mise en chantier de 80.000 logements sociaux par an, en plus de ceux prévus (en 2011). Une mesure qui serait financée par la récupération des fonds versés "en pure perte" à l'Union européenne et dont le but est de résorber, en 6 ans, la pénurie constatée. Le candidat de l'UPR souhaite également renforcer la mise en œuvre de la loi SRU "en procédant à une hausse drastique des amendes lorsque les municipalités sont défaillantes dans la construction de logements sociaux".

 

Fiscalité, emploi, transport, urbanisme : non traités

 

Concernant les PME ou l'artisanat, le premier mot n'apparaît pas dans le programme de l'UPR, tandis que le second n'est présent qu'une seule fois dans la phrase : "Afin de promouvoir les réformes indispensables", le candidat promet "le développement et le soutien des coopératives de production, d'achats et de ventes, agricoles et artisanales". Selon des principes généraux, François Asselineau promeut une "amélioration du régime contractuel du travail" et "un réajustement important des salaires" avec "la garantie d'un pouvoir d'achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie". Il souhaite la constitution d'un syndicalisme indépendant et doté de larges pouvoirs, ainsi qu'une "sécurité de l'emploi, la réglementation des conditions d'embauchage et de licenciement" et "le rétablissement des délégués d'atelier".

 

A la fin de sa profession de foi, la 20e mesure, rassemble "les sujets non abordés dans le programme" : fiscalité, emploi, transports, politique de la ville ou de l'environnement… Le candidat ne donne aucune piste et n'avance pas de solution car, dit-il, "toutes ces compétences sont d'ordre gouvernemental et les choix résulteront des élections législatives". Pour François Asselineau, un programme présidentiel "ne doit pas traiter de toutes les questions" puisqu'elles "ne relèvent pas de la stratégie à long terme de la nation mais d'un programme législatif de court ou moyen terme". Le candidat conclut : "Il appartiendra aux Français d'en débattre ultérieurement, lors des élections législatives, dans le cadre d'un débat démocratique ayant retrouvé tout son sens".

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