FISCALITÉ. Alors que le prélèvement à la source (PAS) est en vigueur depuis le 1er janvier 2019, les organisations représentantes les TPE/PME demeurent inquiètes concernant les pénalités auxquelles s'exposent les entreprises. Bénédicte Caron, vice-présidente en charge des Affaires économiques et fiscales de la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) demande aux pouvoirs publics d'être cléments lors des premiers mois.

"C'est un souci que les chefs d'entreprise n'ont pas envie d'avoir, c'est une responsabilité en plus qui est ajoutée", explique à Batiactu, Bénédicte Caron, vice-présidente en charge des Affaires économiques et fiscales de la confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). Elle évoque ici le prélèvement de l'impôt sur le revenu à la source (PAS), en vigueur depuis le 1er janvier 2019, qui inquiète les chefs d'entreprises et leurs représentants : "Avec le PAS, on ajoute avant tout une pression psychologique aux patrons de PME, qui deviennent collecteurs d'impôts. Ensuite, il y a un coût financier qui n'est pas encore clair pour les sociétés. Enfin, nous ne sommes pas à l'abri de bug ou d'erreur notamment venant d'entreprises qui ne sont pas habituées à travailler avec les services des impôts". Autre inquiétude : les PME/TPE dont les paies sont gérées par une société extérieure s'exposent également à une augmentation des coûts des prestations.

 

En conséquence, la CPME appelle le ministère des Finances à "faire preuve de la plus grande mansuétude en particulier vis-à-vis des entreprises ayant ouvert un compte dédié au PAS en omettant d'en transmettre les coordonnées à leur banque. Le droit à l'erreur doit pleinement s'appliquer". Bénédicte Caron ajoute également que "la CPME demande au gouvernement de dresser un bilan au bout d'un trimestre, afin de définir les difficultés et d'en discuter. Nous continuerons d'interroger les chefs d'entreprises afin de transmettre leurs demandes aux pouvoirs publics. Si tout se passe bien nous n'hésiterons pas à le dire". Pour rappel, la CPME a récemment publié une enquête sur l'approche du prélèvement à la source par les chefs d'entreprise. On y apprend notamment que 46 % des patrons de PME ne savait pas si les coûts des prestations de paie allait augmenter.

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