ATTRACTIVITÉ. Lors de son assemblée générale délocalisée à Reims, Routes de France a choisi de donner la parole à plusieurs élèves et étudiants actuellement en formation pour travailler dans les travaux publics. Ils ont décrit avec un enthousiasme communicatif comment ils avaient découvert le secteur, ce qui leur plaît et les motive, ce qu'ils attendent des entreprises… Alors que la filière est confrontée, comme l'ensemble du BTP, à un problème d'attractivité, et si les meilleurs ambassadeurs pour la promouvoir étaient les futurs talents eux-mêmes ?


Comment renforcer l'attractivité des métiers et avec qui ? Cette question traverse l'ensemble du secteur du BTP. L'industrie de la route et des infrastructures de mobilité ne fait pas exception. Cette problématique était d'ailleurs au cœur de la dernière assemblée générale de Routes de France, organisée le 16 juin 2022, à Reims. Car même si le sujet est ancien, il est devenu encore plus prégnant depuis septembre 2021, a constaté Bernard Sala, président de l'organisation professionnelle réélu à l'unanimité le jour même.

 

"Il est plus important encore qu'avant car nous devons faire face à de nombreux départs, sur tout type de métiers : certains arrivent en fin de carrière, d'autres nous quittent sans que nous ne le souhaitions, car quel que soit le niveau, un collaborateur représente toujours un investissement pour l'entreprise. On parle d'ailleurs de capital humain. Chaque fois cela suppose un renouvellement des équipes", décrit-il.

 

"Vraie bataille"

 

Or, attirer et retenir ses collaborateurs est devenu "une vraie bataille", constate-t-il. Car la concurrence ne s'opère plus seulement "sur les chantiers", mais "entre les filières. Nous devons donc montrer que la nôtre a plein d'atouts".

 

 

Routes de France a souhaité faire un pas de côté pour cette assemblée générale délocalisée. En effet, les entreprises se demandent souvent comment attirer les jeunes générations vers leurs métiers. Une population qui connaît peu le milieu des travaux publics. Mais avant de savoir ce que celle-ci souhaite et attend, pourquoi ne pas commencer par demander à ceux déjà engagés dans la filière, élèves ou étudiants, ce qui les a attirés vers ces métiers ? Futurs ingénieurs et compagnons, venus de Reims et de Trappes, se sont ainsi prêtés au jeu des questions.

 

Terrain, polyvalence et autonomie

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