Les entreprises de la construction ont beau connaître des difficultés liées aux tensions économiques et aux problématiques de recrutement, cela ne les a visiblement pas empêché de créer des emplois et ce, en dépit de la crise du Covid, des perturbations causées dans les chaînes d'approvisionnement et de la guerre en Ukraine.
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Plus de 1,5 million de salariés dans le BTP
L'emploi salarié privé augmente dans l'ensemble des secteurs d'activité, à commencer par la construction où il engrange +0,4% au 1er trimestre 2022. Ce sont ainsi 6.000 postes qui ont vu le jour sur cette période, confirmant la dynamique déjà observée au 4e trimestre 2021 (+0,4% également, soit +6.300 emplois).
Sur un an cumulé, l'emploi du BTP augmente même de +0,8%, signant la création de 11.800 postes. Et par rapport à son niveau de fin 2019, c'est-à-dire avant l'apparition du Covid, l'emploi dans le bâtiment et les travaux publics a même progressé de 5,1%, permettant à 73.600 personnes de décrocher un poste. Au total, l'Insee estime à plus de 1,5 million le nombre de salariés travaillant dans le secteur de la construction.
Les niveaux d'emploi d'avant-Covid dépassés
Tous secteurs confondus, entre la fin décembre 2021 et la fin mars 2022, l'emploi salarié du secteur privé a certes ralenti mais s'est tout de même inscrit dans le vert, d'après la dernière publication de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) : la hausse a été de +0,3% après +0,6% sur le trimestre précédent, ce qui représente 66.100 postes créés entre janvier et mars 2022, après 117.900 au cours des trois mois précédents.
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"Cette hausse fait suite à celle de 2021 (+3,5% sur l'ensemble de l'année soit +677.700 emplois), qui avaient déjà plus que compensé la baisse de 2020 (-1,8% soit -354.000 emplois)", indique l'étude, qui ajoute que l'emploi salarié privé dépassait même à la fin mars 2022 son niveau d'avant-pandémie de 2%, soit la création de 389.700 emplois depuis la fin de l'année 2019.
De bons indicateurs qui ne se retrouvent toutefois pas chez les effectifs intérimaires : entre janvier et mars 2022, ceux-ci se sont rétractés de 1,4%, occasionnant la perte de 11.500 postes. Certes, cela faisait suite à une hausse notable de 5,4% (soit 42.300 emplois supplémentaires) enregistrée entre octobre et décembre 2021. Sur ce front, "de mi-2020 à fin 2021, sept trimestres de hausses successives (+359.200 créations nettes cumulées) avaient plus que compensé la baisse historique du 1er trimestre 2020 (-310.000 emplois)", analyse l'Insee. L'emploi intérimaire dépasse quoi qu'il en soit de 4,8% son niveau d'avant-Covid, ce qui représente 37.500 emplois de plus par rapport à la fin 2019.
Corentin Patrigeon
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