Alors que les négociations du plan de relance autoroutier validé par Bruxelles se poursuivent entre l'Etat et les concessionnaires, la FNTP insiste sur la nécessité de débloquer en urgence des projets. 8.200 emplois pourraient être créés à travers leur réalisation, a-t-elle signalé.

Lors d'une rencontre, jeudi 19 février, avec Jean-Paul Chanteguet, président de la commission développement durable de l'Assemblée nationale, la FNTP a affirmé qu'il y avait "urgence" à débloquer le plan de relance autoroutier, qui pourrait, selon lui, créer jusqu'à 8.200 emplois dans un secteur en crise.

"21 projets sont susceptibles de démarrer entre la fin 2015 et 2016"

L'objectif du rendez-vous : convaincre de la nécessité de débloquer dès que possible le plan de relance autoroutier, validé par Bruxelles en octobre dernier. Si le plan est signé dans les prochaines semaines, "21 projets pourraient démarrer entre la fin 2015 et 2016", signale le document que Bruno Cavagné, le président de la FNTP, a remis au député socialiste Jean-Paul Chanteguet, principal opposant aux concessions. "Ces 21 projets (...) génèreront en année pleine 8.200 emplois pendant la durée des travaux (en moyenne 3 ans)", a plaidé le président de la FNTP.

 

De son côté, Jean-Paul Chanteguet, avait préconisé en décembre dernier une "résiliation des contrats en cours" avec les sociétés concessionnaires d'autoroutes (SCA). Les concessionnaires autoroutières font valoir de leur côté que leur rentabilité est bien inférieure aux 20% ou plus évoqués par l'Autorité de la concurrence, car elle doit se calculer sur l'ensemble de la durée des concessions, soit une trentaine d'années.

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