FEU VERT. Durant le quinquennat de François Hollande, un plan d'investissements visant à moderniser les infrastructures autoroutières avait été acté, avec à la clé une enveloppe d'un milliard d'euros. Puis le projet s'est perdu pendant deux ans dans les examens et négociations, avant de ressortir pour être bel et bien appliqué. Seul bémol : le Conseil d'Etat a revu la copie. Détails.

Le plan autoroutier voulu par le précédent gouvernement (sous la présidence de François Hollande) va enfin pouvoir embrayer. Selon l'AFP et Les Echos, le Conseil d'Etat a rendu son verdict à la fin du mois de juillet 2018 concernant ce programme d'investissements d'un milliard d'euros (ramené ensuite à 800 millions) pour moderniser les infrastructures autoroutières du pays. Le projet initial a toutefois été modifié : l'enveloppe débloquée ne sera plus que de 700 millions, et certains chantiers, sur les 57 proposés, ont été rejetés. Concrètement, ce plan permettra de construire 23 nouvelles bretelles d'autoroutes (contre 32 à l'origine), et de réaliser "des aménagements pour la réduction de l'empreinte environnementale", autrement dit des ouvrages de franchissement pour la faune ou encore des systèmes de traitement des eaux de ruissellement. De même, 4.500 places de parkings de covoiturage vont être créées. "L'ensemble des observations du Conseil d'Etat sont prises en compte par le gouvernement, pour s'assurer des justes conditions de réalisation des différentes opérations", a indiqué le ministère des Transports à l'Agence France Presse.

 

Premiers chantiers courant 2019

 

Les Echos rappellent que les collectivités territoriales, bien que favorables et même solliciteuses de ces travaux, n'étaient malgré tout pas en mesure d'apporter les financements suffisants. C'est pourquoi le plan sera cofinancé avec les concessionnaires autoroutiers - Vinci, APRR, Sanef… Le réseau de Vinci sera d'ailleurs le théâtre des plus importantes opérations, à l'instar du réaménagement du périphérique de Nantes, ou encore de la création d'un échangeur à Laval, en Mayenne. Dans l'optique d'amorcer les travaux, les avenants aux contrats de concession prendront la forme de décrets ministériels qui paraîtront en septembre prochain. D'autres devraient suivre, en précisant la nature des travaux retenus sur les réseaux d'autres concessionnaires.

 

Dans tous les cas, les premiers chantiers seront lancés dans le courant 2019. Le ministère a précisé que "ces opérations répondent à une demande forte des collectivités locales, qui portent depuis des années des projets utiles à la desserte de leurs territoires, et qui attendaient ce plan pour les rendre possibles". Pour l'exécutif, ce programme "répond aux besoins du quotidien en permettant la création de nouveaux points d'échanges autoroutiers, la plupart situés sur des axes de trajets domicile-travail aux abords des grandes agglomérations comme dans les territoires ruraux".

 

A noter : en contrepartie de ces travaux de modernisation, les concessionnaires autoroutiers ont obtenu une hausse des péages oscillant entre 0,1 et 0,4% selon les réseaux.

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