ENTRETIEN. Le promoteur et développeur immobilier Esprimm, spécialisé dans la création de logements et de bureaux, revient sur la crise du logement et sur ses activités. Il œuvre depuis 25 ans à placer la conception et qualité architecturale au cœur de ses projets.


C'est à Paris, rue Saint-Lazare, dans les bureaux d'Esprimm, qu'Emmanuel Basse nous donne rendez-vous. Le co-fondateur de cette entreprise de promotion immobilière œuvre depuis 25 ans, en collaboration avec Benoît d'Halluin, à produire des immeubles de logements et de bureaux de qualité. Les deux hommes se sont rencontrés lors de leurs études à l'école de commerce Edhec, à Lille, où ils ont obtenu leur diplôme en 1989. Dix ans plus tard, et après une expérience en tant que salariés, les deux hommes d'affaires fondent le groupe Esprimm, dont le champ d'action s'étend à Paris, Versailles et des communes résidentielles d'Ile-de-France.

 

La particularité de leur société ? Celle-ci vend les biens une fois achevés et jamais sur plan. Les immeubles neufs ou anciens, dits de caractère, entièrement restructurés et modernisés, qu'elle imagine offrent des volumes généreux, optimisés et lumineux. L'objectif des six personnes qui composent le groupe est, selon lui, de promouvoir la qualité architecturale. Et malgré la crise immobilière actuelle qui frappe les acteurs du secteur, l'entreprise semble connaître de beaux jours devant elle.

Batiactu : Racontez-nous l'histoire de la création du groupe Esprimm ?

Emmanuel Basse : Benoît d'Halluin et moi souhaitions créer une société de promotion immobilière avec un ADN, celui de la qualité. La phase de réflexion en amont des projets était parfois négligée par certains promoteurs de l'époque. Nous considérons la qualité du bien, son plan intérieur, son esthétique et architecture comme des critères prédominants. Il ne faut pas être avare sur les efforts déployés lorsque l'on a la responsabilité de construire un édifice pour 200 ans. L'ADN que nous défendons nous a permis, en 25 ans, de réaliser 80 immeubles à Paris et dans l'Ouest parisien.

Pourquoi avoir choisi d'investir ce territoire-là ?

Nous souhaitions travailler dans des communes où le prix moyen de l'immobilier permettait un certain prix de vente, et donc une qualité de travaux. Nous savions aussi que nous peinerions à concurrencer les majors sur de grands appels d'offres, en troisième et quatrième couronnes, voire en province. Nous avons préféré être bons sur le marché local. Ce modèle de développement, contenu mais maîtrisé, nous convient. Nous choisissons des projets qui nous
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